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décor

Jean Berain, décor pour Armide
Jean Berain, décor pour Armide

Ensemble des toiles peintes, des portants, des praticables et des éléments divers qui entourent et situent la représentation d'une œuvre théâtrale, cinématographique ou télévisée.

Chez les Grecs, le décor de théâtre était fixe, avec quelques parties tournantes latérales (périactes). Les Romains développèrent la décoration mobile et l'emploi de machines. En France, le décor fut simultané (mansions), unique (époque classique), successif (xviiie s.). L'éclairage scénique (chandelles, etc., vers 1785 ; gaz vers 1845 ; électricité vers 1895) fut déterminant dans la conception de la peinture du décor. Encore figuratif « à l'italienne » de nos jours, composé de châssis, fermes, frises, plafonds, praticables, rideaux, il fut naturaliste vers la fin du xixe s., puis il devint abstrait sous l'influence étrangère d'E. G. Craig et d'A. Appia, et de moins en moins décoratif avec B. Brecht, qui lui préféra une « création d'atmosphère ».

Devenu « espace scénique » après la Seconde Guerre mondiale, puis « lieu scénique » (T.N.P. de Chaillot, avec J. Vilar), il fait aujourd'hui l'objet d'un retour aux raffinements du décor illusionniste de la scène à l'italienne, en même temps qu'il est devenu « décor naturel » que transforment de savants éclairages lorsque la notion d'espace scénique a été bouleversée par la sortie du théâtre des salles conventionnelles de spectacle au profit de lieux insolites (entrepôts, usines, etc.).