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baby-boom

(anglais baby, bébé, et boom explosion)

Augmentation brusque de la natalité dans les pays d'Europe, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. L'expression « baby-boom » désigne plus généralement aujourd'hui un accroissement significatif de la natalité pendant un certain nombre d'années

La reprise de la fécondité au lendemain de la dernière guerre mondiale a concerné la plupart des pays européens, mais surtout ceux de l'Ouest, ainsi que les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle a également concerné quelques pays ayant une population d'origine européenne, comme l'Argentine et le Chili. Elle a duré une vingtaine d'années.

En France, cette reprise de la fécondité a été d'autant plus nette et plus surprenante qu'elle est partie d'un niveau très bas. La fécondité n'avait pratiquement pas cessé de baisser, avec lenteur, tout au long du xixe s. et des premières décennies du xxe s. Juste avant la Seconde Guerre mondiale, le nombre moyen d'enfants par femme était voisin de 2, ce qui, à l'époque, ne permettait pas de remplacer les générations. De nombreuses femmes n'avaient pas d'enfant ou n'en avaient qu'un seul. Contre toute attente, la fécondité commence à remonter un peu à partir de 1942-1943, puis plus brusquement au lendemain du conflit. Elle se maintient à un niveau élevé pendant vingt ans, avec deux pointes, la première en 1945 et la seconde en 1964. Pendant toutes ces années, le nombre moyen d'enfants par femme a oscillé entre 2,7 et 3. Il n'y avait pas beaucoup plus de familles nombreuses mais il y avait moins de couples sans enfant ou à enfant unique. Le baby-boom s'achève en 1965, année à partir de laquelle la fécondité décline rapidement.