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astronaute, cosmonaute et spationaute

La navette spatiale Discovery, 1994
La navette spatiale Discovery, 1994

Cosmonautes des pays de l'Est, astronautes américains ou spationautes français, autant d'appellations pour des hommes et des femmes qui vivent, travaillent et voyagent dans l'environnement extraterrestre.

Depuis le 12 avril 1961, lorsque Youri Gagarine quitta la Terre à bord d'une capsule Vostok, et le 20 février 1962, quand le pilote américain John Glenn décrivit trois révolutions autour de la Terre à bord de la capsule Mercury, les exploits se sont succédé. La Soviétique Valentina Terechkova devint le 16 juin 1963 la première femme cosmonaute et le 18 mars 1965, le Soviétique Alekseï Leonov effectuait la première sortie dans le cosmos. Le couronnement eut lieu le 20 juillet 1969, quand l'Américain Neil Armstrong foula le sol de la Lune ; lors des missions Apollo, les astronautes passèrent plus de soixante-quinze heures sur la Lune.

Des missions de plus en plus longues

Les cosmonautes défient l'espace par des séjours de plus en plus prolongés. Ainsi, les cosmonautes soviétiques puis russes ont prouvé qu'il était possible à l'homme de vivre et de travailler, sous certaines conditions, dans un environnement hostile : Vladimir Titov et Moussa Manarov ont vécu trois cent soixante-six jours et dix-neuf heures à bord de la station Mir. C'est Valeri Poliakov qui détient actuellement le record de durée de vie de l'homme dans l'espace avec un séjour de quatre cent trente-huit jours à bord de cette même station russe Mir.

Ces performances résultent d'une connaissance sans cesse améliorée des effets du milieu spatial sur l'organisme. L'impesanteur, par exemple, affecte aussi bien la perception sensorielle que le métabolisme. Les rayonnements nocifs ou le vide entravent les opérations extra-véhiculaires en imposant le port de scaphandres lourds, volumineux et rigides. Seuls des exercices physiques réguliers, rendus possibles par un entraînement préalable intensif, permettent désormais aux équipages de prolonger leurs séjours dans l'espace.

Les critères pour devenir spationautes

Cosmonautes et astronautes doivent donc subir une sélection rigoureuse. Un candidat astronaute doit avoir entre vingt-sept et trente-sept ans, mesurer entre 1,53 m et 1,90 m, parler anglais et avoir une licence professionnelle de pilotage ou bien une formation universitaire ou d'ingénieur. Cette sélection effectuée, les candidats subissent des tests et examens, physiques et psychologiques. Les rescapés de cette sélection vont subir un entraînement poussé allant de quatre à sept ans, avec, pour les futurs pilotes, un entraînement supplémentaire sur simulateur de vol.

La préparation des cosmonautes se fait à la Cité des étoiles Youri Gagarine, à 45 km de Moscou, véritable ville de 5 000 habitants construite autour du centre d'entraînement. Ce centre peut accueillir 49 cosmonautes. Les spationautes français Jean-Loup Chrétien, Michel Tognini, Jean-Pierre Haigneré et Claudie Deshays, la première femme française à aller dans l'espace, y ont été formés pour voler à bord de la station orbitale Mir. L'entraînement des astronautes se déroule au Johnson Space Center de la NASA, à Houston, au Texas.

L'entraînement des cosmonautes

L'entraînement se déroule en plusieurs phases. Pour les astronautes de la navette spatiale, comme pour les cosmonautes de la station spatiale Mir, il faut dans un premier temps accoutumer l'organisme aux variations de la pesanteur, par des vols paraboliques (apesanteur) ou bien encore par des séances de centrifugation où l'accélération atteint 10 ou 15 g. Des séances en fauteuil tournant sur trois axes servent de test pour les fonctions vestibulaires.

Les sorties extra-véhiculaires sont simulées en piscine par 5 m de profondeur, où les conditions de travail sont similaires à celles expérimentées dans l'espace. Les manœuvres y sont répétées jusqu'à la perfection. Cet exercice s'avère épuisant : les scaphandres sont très lourds et rigides pour éviter une déchirure fatale, et la moindre manœuvre demande un effort considérable. Tous les détails doivent être respectés. Ainsi Alekseï Leonov fit tant d'efforts lors de sa première sortie extra-véhiculaire que son scaphandre, gonflé par la transpiration, le gêna pour rentrer dans le sas du vaisseau Voskhod 2 !

Enfin, un entraînement spécifique permet aux astronautes et cosmonautes de se familiariser avec les expériences scientifiques propres à chaque mission.