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art arctique

(latin articus, du grec arktikos, de arktos, ours, pôle Nord)

Il est d'usage d'englober sous le titre d'art arctique l'ensemble de toutes les stations d'art rupestre datant du post-glaciaire (mais d'époques très diverses) qui ont été découvertes dans l'extrême nord de l'Europe et de l'Asie : en Scandinavie, en Finlande, en Russie, notamment autour du lac Onega, sur le littoral de la mer Blanche et en Sibérie.

Les limites chronologiques et géographiques

Certains ont cru voir les prolongements du grand art pariétal paléolithique dans ces représentations d'animaux gravées sur les parois rocheuses, après le retrait des glaces. En réalité, cet art pose les mêmes problèmes insolubles que toutes les autres stations d'art rupestre de plein air qui ont été découvertes un peu partout sur le globe. Il est impossible de les dater ou de les rattacher à un ensemble culturel quelconque. En outre, il est peu probable que tous les sites disséminés sur l'aire immense des régions arctiques soient apparentés ; rien ne permet de l'affirmer ou de le nier. Ces traditions artistiques sont apparues très tôt dans les quelques sites qui ont pu être approximativement datés : dans le nord de la Norvège, elles sont antérieures à 5000 avant J.-C. Elles ont duré très longtemps. D'autres ensembles de gravures, d'un tout autre style, sont clairement datables de l'âge du bronze.

De la Norvège à la Sibérie

Les plus anciennes représentations de grands animaux gravés de profil, au trait profond (tantôt sur la paroi ou tantôt sur les dalles affleurant le sol), ont été retrouvées dans les sites septentrionaux de Norvège ; elles évoquent étrangement (tout en étant limitées à la faune moderne) l'art des grottes franco-cantabriques, par leur style naturaliste et leur facture souple et animée.

Les sujets analogues gravés au trait poli ou par piquetage qu'on a retrouvés dans les sites du centre de la Péninsule se différencient par une facture plus fruste et une évidente recherche de stylisation.

Les ensembles de Russie et de Sibérie se caractérisent par leur style extrêmement schématique, semblable à celui des figurines sculptées en ambre (non datées) qui proviennent de ces régions.

D'autres séries de gravures appartiennent à des périodes indiscutablement plus avancées : des scènes animées, à caractère anecdotique, groupent de petites silhouettes humaines, des animaux, des signes énigmatiques associés à des objets variés qui permettent, sinon de les dater, du moins de leur assigner un âge maximal. Ces armes, ces outils, ces bateaux, chariots et charrues correspondent à un stade économique et culturel qui permet d'en dater un certain nombre de l'âge du bronze (pour cette période, le char est un critère certain). D'autres peuvent être antérieures ; bien que rien ne permette de l'affirmer, elles pourraient remonter au néolithique.