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acqua-tofana

Poison à base d'arsenic utilisé en Italie aux xvie et xviie siècles.

L'acqua-tofana – aussi surnommée la « manne de saint Nicolas » car elle servait spécialement aux épouses désireuses de se débarrasser d'un mari gênant – tirait son nom de celui d'une certaine Giulia Tofana, empoisonneuse originaire de Palerme, qui vint à Rome vers 1651 pour y exercer son art criminel. On estime qu'en quelques années le nombre de ses victimes dépassa six cents.

Dans sa Vie d'Alexandre VII, le cardinal Pallavicini, parle de l'officine de Giulia Tofana, via della Penitenza, comme d'une « silencieuse boucherie des maris ». Ces empoisonnements furent à l'origine, en 1659, d'un procès retentissant qui s'acheva par plusieurs condamnations à mort, dont celle de l'associée de Giulia Tofana, Girolama Spara, dite « l'Astroliga della Lungara », qui périt sur le bûcher du Campo de'Fiori. Selon certaines sources, Giulia Tofana elle-même, parvint à échapper à la justice et se réfugia dans un couvent de Naples ; découverte de nombreuses années après, elle fut mise à la torture et étranglée.