En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Usinor

Usinor et Sacilor : deux anciens fleurons de l'industrie sidérurgique française

Usinor est né en 1948 de la fusion de deux groupes sidérurgiques français, les Forges et aciéries du Nord et de l'Est et les Forges et aciéries de Denain-Anzin. Le développement rapide de l'entreprise durant deux décennies place Usinor au premier rang de l'industrie sidérurgique française aux côtés de Sacilor, dont les origines remontent à la constitution du groupe Wendel, au xviiie s. La période de crise des années 1970 engendre des difficultés telles que l'État transfère, en 1981, ces deux entreprises vers le secteur public en devenant actionnaire à 100 % d'Usinor et de Sacilor, avant de procéder à une fusion de ces deux sociétés en 1986. Le groupe, qui perd alors près de 2 milliards d'euros par an, ne subsiste que grâce aux subventions publiques. Dix ans plus tard, en 1995, il est privatisé, et adopte le nom d'Usinor en 1997, année où l'entreprise affiche un résultat net supérieur à 304 millions d'euros.

Recentrage des activités et redéploiement stratégique

Entre ces deux dates, Usinor s'est engagé dans une politique de transformation radicale de ses activités, centrée vers les produits haut de gamme (aciers plats et longs au carbone, acier inox, etc.), une mutation dont le coût social s'est avéré douloureux, le groupe ayant procédé à des licenciements massifs, présentés à l'époque comme nécessaires au redressement des comptes de l'entreprise.

Usinor est aujourd'hui structuré autour de trois pôles d'activités majeures : la production d'aciers plats qui représente plus de la moitié de son chiffre d'affaires total, les aciers inoxydables et les alliages (22 % du chiffre d'affaires) et les aciers spéciaux (25 % du chiffre d'affaires) ; ces produits sont essentiellement destinés au secteur automobile, ainsi qu'à l'industrie mécanique et électrique. Ce développement stratégique s'est accompagné d'une implantation géographique nouvelle, le groupe (appuyé sur ses usines modèles de Fos-sur-mer et de Dunkerque) devenant une entreprise européenne à vocation mondiale. L'acquisition des entreprises italiennes Averdi et Mangola, mais plus encore, en 1999, du sidérurgiste belge Cockerill-Sambre – pour un investissement valorisé à 625 millions d'euros – fait d'Usinor le premier aciériste européen, avec une capacité de production annuelle estimée à 21 millions de tonnes, et la troisième entreprise sidérurgique mondiale. La France ne représente plus que 32 % de la production et contribue pour 34 % au chiffre d'affaires global d'Usinor qui, en 2000, s'est établi à 15,7 milliards d'euros.

En 2001, Usinor a annoncé sa fusion avec la société luxembourgeoise Arbed et l'espagnole Aceralia. La nouvelle entité, Arcelor, devient le premier producteur mondial d'acier (45 millions de tonnes [1999]).