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cathédrale Saint-Étienne de Bourges

Bourges, la cathédrale Saint-Étienne
Bourges, la cathédrale Saint-Étienne

Cathédrale gothique, inscrite par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial.

Histoire

Au ive s. fut érigé un premier édifice religieux à l'intérieur de l'enceinte gallo-romaine de la ville. Il fut reconstruit une première fois au xie s., puis, de nouveau, à partir de 1195. L'archevêque Henri de Sully, frère de l'évêque de Paris, joua un rôle important dans la réalisation de ce projet, tout comme ses successeurs, Guillaume (1199-1210), Gérard de Cros (mort en 1217) et Simon de Sully, neveu d'Henri, qui donna une nouvelle impulsion aux travaux menés notamment par Philippe Berruyer (environ 1236-1260).

Dès le début de la construction, maître d'œuvre et religieux furent confrontés à une difficulté majeure : le tissu urbain entourant la cathédrale était extrêmement serré. À l'est de l'enceinte, le terrain était libre, mais se trouvait à environ 6 m en contrebas. À l'ouest, l'espace appartenait au chapitre de la cathédrale. Le projet initial prévoyait un monument de 45 m de large sur 120 m de long, 35 m se trouvant au-delà de l'enceinte. C'est sur ce terrain que commencèrent les travaux. Une fois le chœur élevé (de 1195 à 1214), le maître-autel fut transféré dans le nouveau sanctuaire. Les travaux se poursuivirent par la construction de la nef vers 1225, du vaisseau central en 1235 et de la façade en 1255. Au cours du xve s., des chapelles furent réalisées entre les contreforts de la nef et du chœur, notamment celle fondée en 1447 par Jacques Cœur, qui fit en même temps bâtir, à ses frais, la sacristie.

En 1562, les protestants de Montgomery saccagèrent les sculptures de la façade. Au xviiie s., les chanoines démolirent le jubé et confièrent à Slodtz la décoration du chœur, détruit à la Révolution.

La façade occidentale

Une série de contreforts divise verticalement la façade en cinq parties correspondant aux cinq nefs du vaisseau. Ces cinq portails, consacrés successivement à saint Ursin, saint Étienne, au Jugement dernier, à la Vierge et à saint Guillaume, se développent sur une longueur de 55 m entre la tour Sourde et la tour de Beurre. Ils sont dotés de sculptures qui datent des années 1240, mais qui ont été modifiées par la suite.

Les vitraux

Les vitraux de la cathédrale Saint-Étienne sont attribués à trois ateliers différents.

Les vitraux du vaisseau central, dans le chœur, représentent au nord les prophètes de l'Ancien Testament, auxquels répondent au sud les apôtres et les évangélistes.

Le déambulatoire rassemble les plus remarquables vitraux de la cathédrale : celui de Jean Lescuyer (1532) dans la chapelle de la famille Tullier, ceux de l'abside et des dix grandes fenêtres intercalaires.