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Phalanges libanaises

en arabe Katā‘īb

Pierre Gemayel
Pierre Gemayel

Mouvement politique et militaire fondé en 1936 par Pierre Gemayel.

Se situant, à l'origine, à égale distance des partisans de l'unité syrienne et des partisans d'un Liban province française, le mouvement réclame « un Liban souverain et indépendant, allié et ami de la France ». Officiellement ouvert à toutes les confessions, il est, dans la pratique, soutenu par des chrétiens, le plus souvent maronites. Face à l'incapacité du gouvernement libanais à contenir l'implantation des réfugiés palestiniens sur le territoire libanais et la montée en puissance de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) après 1967, les Phalanges et d'autres groupes politiques chrétiens constituent des milices armées.

Alors que son père Pierre Gemayel conserve la direction des Phalanges, son fils, Bachir, commandant en chef du conseil militaire des Phalanges en 1976, intègre progressivement, et parfois sous la contrainte, la quasi-totalité des milices chrétiennes au sein des Forces libanaises. Ces dernières jouent alors un rôle majeur dans la guerre civile qui ravage le Liban de 1975 à 1990 (→ guerre civile du Liban). Élu président de la République en août 1982, Bachir Gemayel, partisan du rapprochement entre les Forces libanaises et Israël, est assassiné peu avant son entrée en fonctions. Son frère aîné, Amine, est élu à sa place.

Pierre Gemayel reste à la tête du mouvement jusqu'à sa mort, en 1984. Sous la direction d'Élie Karamé (1984-1986) puis de Georges Saade (1986-1998), les Phalanges rompent, début 1985, avec les Forces libanaises (alors entraînées par Élie Hobeika et Samir Geagea) et prennent leur distance vis-à-vis de la Syrie. Elles se rallient toutefois à l'accord de Taif, dénoncé par le président Amine Gemayel, et contraignent ce dernier à quitter le Liban en 1988.

L'occupation du pays par la Syrie accentue les divisions au sein du mouvement : principal opposant à l'occupation syrienne, Boutros Khawand, membre du bureau politique des Phalanges, est victime d'un enlèvement le 5 septembre 1992. Mounir al-Hajj prend la tête du mouvement en 1999. Partisan d'un réalignement sur Damas, il est toutefois démis. De retour d'exil en 2000, Amine Gemayel tente de reprendre la présidence des Phalanges. Évincé par Karim Pakradouni, élu grâce à l'ingérence de Damas en 2001, il fonde le mouvemement réformateur Kataëb.

Pour en savoir plus, voir l'article Liban : histoire.