En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

paradoxe d'Olbers-Chéseaux

Le paradoxe d'Olbers s'énonce de la manière suivante : « Pourquoi le ciel est-il noir la nuit ? » C'est un paradoxe dans la mesure où, si les étoiles sont en nombre infini, le ciel devrait être aussi lumineux de nuit que de jour.

Ce problème porte le nom de paradoxe d'Olbers, qui l'a formulé en 1826, mais cette question avait déjà été posée. Ainsi, au début du xviie s., Johannes Kepler avait remarqué que, puisque le ciel est noir la nuit, c'est que le nombre d'étoiles doit être fini (du moins, de son point de vue). Un siècle plus tard, Edmund Halley s'intéressa également au noir de la nuit. À cette époque l'Univers n'était plus considéré comme fini, mais de taille infinie, et on aurait toujours dû voir une étoile, dans quelque direction qu'on regardât ; d'où un ciel nocturne lumineux. Selon Halley le noir du ciel était dû au fait que les étoiles lointaines sont peu brillantes et ne se voient pas. Mais il avait tort car en fait les éclats s'additionnent. Par exemple, la Voie lactée, ce fin bandeau lumineux, est constituée par des milliards d'étoiles dont chacune est invisible.

Loys de Chéseaux, vingt ans plus tard, en 1743, pensait qu'il existait de la matière absorbante entre les étoiles et nous, ce qui affaiblissait la quantité de lumière reçue.

Olbers reformula le problème de façon plus moderne, et c'est pourquoi son nom lui est resté attaché. Comme de Chéseaux, il pensait qu'il existait de la matière absorbante entre les étoiles et nous. Mais le rayonnement ainsi absorbé aurait dû ensuite être restitué, dans une autre longueur d'onde certes, mais la quantité de rayonnement totale serait demeurée constante.

Le paradoxe d'Olbers pourrait s'expliquer dans un univers « hiérarchisé », où les étoiles se grouperaient en galaxies, qui se grouperaient en amas de galaxies, etc., dont la densité diminuerait à chaque fois. On pourrait également placer les étoiles les unes derrière les autres, dans un nombre fini de directions. Cet exemple invraisemblable donne néanmoins une idée des raisonnements qui ont été suivis.

Avec la relativité générale d'Einstein et les cosmologies qui en ont découlé, les astrophysiciens ont pu constater que le paradoxe d'Olbers se résout bien dans le cadre d'un univers stationnaire : le ciel est noir à cause du décalage vers le rouge qui affaiblit l'énergie des étoiles. Mais le paradoxe d'Olbers se résout aussi dans le cadre du big-bang : le ciel est tout simplement noir parce qu'il n'y a pas assez d'étoiles dans l'Univers. Si on transformait toute la masse de l'Univers en énergie, sa température ne s'élèverait qu'à 20 degrés au-dessus du zéro absolu.