Préparée pendant de nombreux mois, nécessitant le rassemblement en Grande-Bretagne de plus d'un million d'hommes et d'un matériel considérable, l'opération est précédée de nombreux bombardements aériens stratégiques en France et de plans fictifs pour tromper la Wehrmacht sur la zone de débarquement. Dans la nuit du 5 au 6 juin, 4 126 bateaux de débarquement, appuyés par plus de 2 000 navires de tous types (depuis le cuirassé jusqu'au landing-craft équipé de roquettes), se dirigent vers les côtes normandes, ayant à leur bord les 5 divisions britanniques et américaines de premier échelon. 7 500 avions assurent la couverture aérienne. Le 6 au matin, 3 divisions aéroportées sont larguées aux environs de Caen et de Carentan pendant que les divisions d'assaut prennent pied à Hermanville, Saint-Aubin, Courseulles, Asnelles, Saint-Laurent et Saint-Martin-de-Varreville. L'effet de surprise joue et, malgré une résistance opiniâtre à Saint-Laurent (Omaha), plusieurs têtes de pont sont créées. Le 8 juin, Bayeux est libérée intacte, mais 2 Panzerdivisions interviennent de part et d'autre de Caen pour en interdire l'accès aux Britanniques. Le 10, après la jonction des troupes américaines du Cotentin et de celles débarquées à Saint-Laurent, le dispositif allié constitue une seule tête de pont où s'entassent hommes et matériels pendant que se montent deux ports artificiels à Arromanches et à Saint-Laurent.