En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

grotte de Movile

Réseau souterrain (Pestera de la Movile) creusé par l'érosion dans le plateau calcaire de la région de Dobrogea méridionale, au bord de la mer Noire, dans le Sud-Est de la Roumanie.

Isolé depuis environ 500 000 ans par une couche d'argile totalement hermétique, ce réseau karstique, découvert en 1986, constitue un écosystème où s'est développée une faune spécifique (plus d'une trentaine d'espèces jusque-là inconnues y ont été identifiées), dans une atmosphère chargée d'hydrogène sulfuré (H2S), très pauvre en oxygène (1 à 5 % environ, contre 21 % en surface), et riche en azote et en méthane.

La chaîne alimentaire repose sur l'oxydation de l'hydrogène sulfureux contenu dans l'eau par des bactéries autotrophes qui produisent ainsi de l'énergie. Ce combustible est brûlé par des bactéries hétérotrophes qui fabriquent de la matière organique. Cette dernière est alors consommée par les filaments mycéliens (voile bactérien) qui emprisonnent la population bactérienne à la surface du lac. Les consommateurs primaires aquatiques (copépodes, rotifères) se nourrissent de cette assise nutritive gélatineuse. Les consommateurs secondaires aquatiques (protozoaires ciliés, nématodes aquatiques) se nourrissent de leurs congénères de l'étage supérieur. La même chaîne alimentaire se retrouve sur la bordure littorale de la grotte, où le voile bactérien empiète sur la roche calcaire. Sur cette bordure, les consommateurs primaires (gastéropodes, isopodes, niphargus) servent de proies à des consommateurs secondaires (sangsues, nèpes).