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Mouvements de paix

On appelle mouvements de paix l'ensemble des tentatives qui furent faites, aux xe et xie s., en France, par le clergé, pour discipliner une société laïque en proie à la violence et assurer, dans les meilleures conditions, le salut du peuple chrétien.

Cette tâche incombait normalement au roi : en principe, c'est lui qui était chargé de maintenir l'ordre social et politique voulu par Dieu, de garantir la justice à tous et de protéger les « pauvres », c'est-à-dire ceux qui n'avaient pas les moyens de se défendre contre les violences des puissants ; bref, le roi avait pour fonction de maintenir la paix afin de faciliter le progrès moral du peuple chrétien. Or, à l'heure où le développement de la chevalerie multipliait les violences, à l'heure où le millénarisme provoquait l'inquiétude de tous ceux qui recherchaient le salut, le roi en France ne remplissait plus sa mission.

L'Église chercha alors, en multipliant conciles et synodes, en faisant jurer des serments de paix, à obliger les puissants, d'une part, à ne pas s'attaquer aux pauvres, clercs, paysans, femmes, pèlerins, marchands (c'est la paix de Dieu) et, d'autre part, à ne pas combattre certains jours sacrés comme le dimanche ou les fêtes religieuses (c'est la trêve de Dieu). Les violateurs de la paix encouraient l'excommunication. Ce mouvement fut propre à la France ; le Saint Empire, où l'autorité publique était mieux respectée, ne l'a pas connu.