Reconnu officiellement par les Alliés (3 octobre 1944), présidé par le général de Gaulle, il poursuit la guerre, puis entreprend la reconstruction politique et matérielle du pays. Après l'épuration des collaborateurs et des serviteurs de Vichy, il supprime les assemblées provisoires installées à la Libération en appelant à des élections municipales, cantonales puis législatives (1945), où les femmes auront le droit de voter. En novembre, le général de Gaulle, confirmé dans ses fonctions, forme un nouveau gouvernement où toutes les tendances restent représentées, communistes compris. À l'intérieur, il procède à des réformes de structures, créant l'E.N.A., instaurant la Sécurité sociale, installant un Commissariat général au Plan, nationalisant banques, charbonnages et entreprises diverses (Air France, Renault, Gnome et Rhône). À l'extérieur, le G.P.R.F. – exclu des conférences de Yalta et de Potsdam – signe un accord avec l'U.R.S.S. (décembre 1944), reçoit la capitulation de l'Allemagne (mai 1945) et s'engage dans la reconquête de l'Indochine. Après la démission du général de Gaulle en janvier 1946, le G.P.R.F. est présidé par Félix Gouin, Georges Bidault et Léon Blum. Après la ratification de la Constitution (octobre 1946), le gouvernement est dissous pour laisser la place aux nouvelles institutions de la IVe République (janvier 1947).
Voir plus