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Compagnons de France

Mouvement de jeunesse fondé après l'armistice de juin 1940 par Henri Dhavernas, inspecteur des Finances et ancien commissaire national des Scouts de France, pour encadrer la jeunesse et la mettre au service de la nation.

Les Compagnons reçurent, dès leur création, le soutien du gouvernement de Vichy qui leur attribua des subventions importantes. Mais, ils furent interdits par les Allemands en zone occupée. Le mouvement, profondément attaché aux valeurs communautaires, fonctionnait sur un mode militaire. Il prit part à la reconstruction du pays, en fournissant notamment de la main d'œuvre aux Eaux et Forêts et aux Ponts et Chaussées. Il comportait plusieurs branches : les Compagnons de Chantiers, employés à plein temps, les Compagnons de la Cité, de loin les plus nombreux, qui travaillaient à temps partiel, et à partir de 1942, une branche féminine, les Compagnes de France, qui n'eut guère de succès. En 1943, les Compagnons revendiquaient environ 30 000 membres.

Le mouvement fit l'objet de vives critiques, surtout de la part des plus collaborationnistes du régime de Vichy, qui tentèrent, sans succès, d'en prendre le contrôle : après l'éviction de Dhavernas en 1941, le ministre de l'information Paul Marion poussa la candidature d'Armand Petitjean, un proche de Drieu La Rochelle. C'est finalement le commandant Guillaume de Tournemire qui fut élu par l'assemblée générale des Compagnons. Ce dernier se fit remarquer par son indépendance d'esprit et son manque d'allégeance aux Allemands. Il resta néanmoins fidèle au maréchal Pétain jusqu'à fin 1942. Mais l'invasion de la zone Sud par les Allemands (novembre 1942) et la création du STO en France (février 1943) mirent fin à sa loyauté au régime. Les Compagnons se mirent à engager les récalcitrants au STO pour leur éviter d'être envoyés en Allemagne, tandis qu'un certain nombre d'entre eux passaient à la Résistance. Le mouvement fut dissous en janvier 1944 et son ancien chef, partisan de Giraud, gagna le maquis.