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C.N.I. ou C.N.I.P.

sigle de Centre national des indépendants et paysans

Parti politique français.

Fondé par Roger Duchet en 1949 (d'abord sous le nom de Centre national des indépendants), dans le but de rassembler divers courants de la droite traditionnelle, libérale et conservatrice, opposés à la fois aux gaullistes du R.P.F. et à la gauche, le C.N.I. recrute ses électeurs parmi les classes moyennes et la paysannerie. Après les élections de 1951, où indépendants et paysans font liste commune, le C.N.I., qui prend en 1952 le nom de Centre national des indépendants et paysans, devient pour quelques années une des principales forces politiques françaises. Parmi ses représentants, Antoine Pinay devient président du Conseil (1952) et René Coty président de la République (1953). Si le C.N.I. est favorable au retour du général de Gaulle en 1958, beaucoup de ses membres, partisans de l'Algérie française, sont déçus par sa politique algérienne, et notamment, Roger Duchet, qui, en désaccord avec la majorité du parti, quitte celui-ci en 1961. En 1962, la plupart des indépendants suivent Paul Reynaud et refusent le principe de l'élection présidentielle au suffrage universel, passant ainsi dans l'opposition. Une minorité, rassemblée autour de Valéry Giscard d'Estaing, se détache du C.N.I. et reste dans la majorité gouvernementale aux côtés des gaullistes. (Ils formeront, en 1966, la Fédération nationale des républicains indépendants.) Désormais l'influence du C.N.I., qui subit un grave échec aux élections législatives de novembre 1962, décroît considérablement. Après l'élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d'Estaing, dont il a soutenu la candidature (1974), le C.N.I. se rallie à la nouvelle majorité présidentielle et se rapproche progressivement du R.P.R. à partir de 1976. La victoire des socialistes à la présidentielle et aux législatives de 1981 l'affaiblit encore. Partisan d'une union de la droite, le C.N.I. décide de soutenir Jacques Chirac dans ses candidatures successives à la présidence de la République. En avril 2002, il devient un mouvement associé à la droite de l'U.M.P.