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Yvelines (78)

Département de la Région Île-de-France.
Le département appartient à l'académie et à la cour d'appel de Versailles, à la zone de défense Paris.

  • Chef-lieu de département : Versailles
  • Chefs-lieux d'arrondissements : Mantes-la-Jolie, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye
  • Nombre d'arrondissements : 4
  • Nombre de cantons : 39
  • Nombre de communes : 262
  • Superficie : 2 284 km2
  • Population : 1 408 765 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Yvelinois

GÉOGRAPHIE

Le département

Le département des Yvelines englobe au nord la quasi-totalité de la vallée de la Seine en aval de Paris à partir de Bezons (Val d'Oise). À l'ouest, il touche l'Eure et l'Eure-et-Loir. Au sud-est, sa limite avec l'Essonne recoupe toutes les vallées est-ouest du Hurepoix en zigzaguant le long d'une ligne N.-E.-S.-O. qui joindrait Vélizy-Villacoublay à Authon-la-Plaine. Enfin, au nord-est, les Yvelines jouxtent les Hauts-de-Seine, de Carrières-sur-Seine à Vélizy-Villacoublay.

Les dimensions du département ne dépassent pas 70 km du nord au sud et 50 km d'est en ouest.

Les hommes et les activités

Le département tire son nom de la forêt d'Yvelines, dans l'ouest de la région parisienne, qui est l'ancienne dénomination de la forêt de Rambouillet. Il constitue la partie ouest de l'ancienne Seine-et-Oise, entre la vallée de la Seine, au N., et le plateau de Palaiseau, au S. Les Yvelines correspondent à l'un des départements de la grande couronne parisienne qui ont connu un développement rapide de leur population depuis 1960, le nombre d'habitants ayant doublé en 40 ans. Département le plus peuplé de la grande couronne, il occupe la huitième place au niveau national. Ancien domaine de chasse des rois, il possède encore, avec de belles forêts domaniales, des châteaux royaux (Saint-Germain-en-Laye, Marly-le-Roi et château de Versailles) et de grandes propriétés d'origine aristocratique avec de vastes exploitations agricoles. C'est aussi le département qui possède le plus de lotissements de grande qualité. Il connaît une urbanisation intense.

Le taux d'urbanisation avoisine en effet 90 % alors que la moyenne nationale est de l'ordre de 75 %. Cela ne signifie pas toutefois que les villages et les communes rurales aient disparu, demeurant nombreux dans toute la moitié occidentale, piquetant aussi les massifs forestiers du nord du département, autrefois lieux de villégiatures, aujourd'hui souvent sites de résidences principales accessibles avec l'amélioration des transports. Les deux tiers des communes ont moins de 2 000 habitants (près d'une centaine ont même moins de 500 habitants chacune). Il n'existe pas de très grande ville (au point de vue démographique). Versailles avoisine seulement 100 000 habitants et Sartrouville était la seule autre ville à atteindre 50 000 habitants au recensement de 1999.

Les services, le secteur tertiaire, emploient 74 % de la population active. L'industrie occupe environ plus du cinquième de l'emploi privé (notamment dans le secteur automobile et les biens d'équipement), part importante, mais qui (ici comme ailleurs) tend à décliner. Ce taux élevé d'emploi dans le secteur industriel fait des Yvelines le plus département le plus industriel de la région d'Île-de-France. Le département héberge une part des activités de plusieurs pôles de compétitivité comme System@tic, Mov'eo, Cosmetic Valley, Medicen et Cap Digital. L'agriculture, favorisée par des sols riches, une intense mécanisation, l'utilisation d'engrais et pratiquée généralement dans le cadre de grandes exploitations, est très productive, orientée notamment vers la fourniture de blé. La répartition de la population active entre les divers secteurs est d'ailleurs altérée par le fait qu'un grand nombre d'habitants des Yvelines (comme dans les autres départements de l'Île-de-France) travaillent quotidiennement à Paris, dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne ou l'Essonne. La dissociation demeure importante entre département de résidence et département de travail.

Les différentes parties des Yvelines

La vallée de la Seine

La partie la plus industrielle, la plus active, la plus peuplée du département est située dans l'est de la partie nord du département et le long de la vallée de la Seine.

La partie la plus orientale, dans la boucle de la Seine, appartient encore à la banlieue proche avec des grands ensembles et des lotissements de pavillons (Houilles, Sartrouville) et des zones où l'on trouve surtout des parcs immobiliers.

Les basses terrasses de la Seine ont été occupées par des industries lourdes (centrales thermiques à Porcheville, cimenterie, raffinerie et pétrochimie à Gargenville et entre Poissy et Bonnières, métallurgie de transformation, construction automobile à Flins et à Poissy) et par des industries de pointe, comme l'aérospatiale.

La vallée de la Seine, axe stratégique et économique de développement, qui relie Paris à Rouen et au Havre, fait l'objet d'une opération d'intérêt national (O.I.N.), Seine Aval. Cet ensemble est lié aussi à la croissance économique de Cergy-Pontoise, au nord, et du quartier d'affaire de la Défense, à l'est.

L'ouest du département

Le front d'urbanisation a progressé vers l'O. à partir de deux noyaux urbains anciens : Versailles et Saint-Germain-en-Laye, terminus de lignes ferroviaires de banlieue et de R.E.R. La progression s'est faite au nord, le long de la R.N. 13 jusqu'à Mantes et au-delà, en relation avec la branche nord de l'autoroute de l'Ouest (autoroute de Normandie) et la ligne ferroviaire Paris-Le Havre. Les coteaux de la Seine ont été lotis par un habitat pavillonnaire. Les plateaux limoneux du Mantois, céréaliers, sont entaillés de vallons (qui portent des vergers).

Au S. de la forêt domaniale de Marly, sur les coteaux bien exposés au sud, s'est développé aussi un habitat en petits lotissements. La plaine de Versailles connaît également une urbanisation rapide mais a encore une agriculture intensive, avec des pépinières et des fermes expérimentales (Grignon). Sur le plateau de Trappes, entre Versailles et la vallée de Chevreuse, s'est édifié la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, zone d'équilibre de l'Ouest parisien, bénéficiant d'infrastructures de transports, de liaisons rapides avec Paris (antenne autoroutière, prolongée par une R.N. 10 à quatre voies, voie ferrée à grand débit). Un autre axe de développement, moins important, se constitue entre Versailles, Neauphle-le-Château et Houdan, à l'extrême ouest du département.

Rambouillet, le Hurepoix et la vallée de Chevreuse

La ville de Rambouillet est un point d'appui urbain pour la zone rurale d'agriculture intensive située à l'ouest et qui se prolonge vers le sud jusqu'à Ablis (zone de céréaliculture qui fait déjà partie de la Beauce) ; les villages sont encore peu touchés par la rurbanisation. Cette partie sud et sud-ouest du département est avant tout une zone rurale et résidentielle, qui a été pourvue d'une bonne desserte par les lignes du R.E.R. (jusqu'à Saint-Rémy-lès-Chevreuse), mais dont le centre d'attraction principal demeure Versailles. Toutefois, le rebord nord du Hurepoix a profité de l'existence d'un ancien aéroport et de la présence d'usines d'aviation pour développer un secteur de pointe autour d'usines d'armement, qui fabriquent des engins balistiques. Les Yvelines ont ainsi deux secteurs industriels performants, que complète celui de Rocquencourt, au N.-O. de Versailles, avec un centre informatique. Les industries, employant beaucoup de cadres et techniciens supérieurs, ont contribué à créer autour d'elles des quartiers résidentiels côtés. Cette présence a permis aussi, à proximité des autoroutes qui traversent le département, le développement de bureaux et de services de haut niveau, renforcé par l'image de marque de Versailles, une grande école à Jouy-en-Josas et la proximité du « plateau scientifique » de Saclay-Palaiseau (situé dans l'Essonne). La zone du plateau de Saclay, qui englobe Saint-Quentin-en-Yvelines et le quartier de Satory à Versailles, fait elle aussi l'objet d'une opération d'intérêt national.

Les grands lieux touristiques

Les hauts lieux historiques et les sites touristiques abondent. Le château de Versailles, à Versailles, attire six millions de visiteurs par an. D'autres villes royales sont célèbres, comme Saint-Germain-en-Laye (où le château reconstruit pour François Ier abrite désormais le musée d'Archéologie nationale) ou Rambouillet (dont le château est devenu l'une des résidences des présidents de la République). Saint-Germain-en-Laye et surtout Rambouillet sont bordées ou entourées de massifs forestiers. La forêt de Saint-Germain-en-Laye couvre environ 3 600 ha dans le nord-est du département, occupant l'intérieur du troisième grand méandre de la Seine en aval de Paris. La forêt de Rambouillet est encore plus étendue (plus de 13 000 ha), partagée en plusieurs massifs suivant une direction N.-E.-S.-O. de Montfort-l'Amaury à la limite de l'Essonne (où elle rejoint la forêt de Dourdan). En dehors de ces deux forêts, les espaces boisés (couvrant au total environ 30 % de la superficie départementale) ne sont pas très importants (ayant reculé, devant les cultures, à l'O. et au S., où commence la Beauce céréalière, et devant l'urbanisation, plus près de Paris). Ils sont présents ponctuellement entre Rambouillet et la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans les vallées entaillant les plateaux, entre Auffargis et Cernay-la-Ville (site des Vaux de Cernay), plus au nord dans la partie supérieure du parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse (parcourue par l'Yvette, entre Dampierre-en-Yvelines et Chevreuse dans le département). Dampierre conserve un château (reconstruit à la fin du xviie s. par J. H.-Mansart, avec un parc de Le Nôtre). À proximité, au N., les ruines de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs (proche du musée national du château des Granges). Le parc naturel régional du Vexin français s'étend en partie sur le N.-O. du département.