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Indre

Indre 36

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Indre (36)

Département de la Région Centre.

Chef-lieu de département : Châteauroux
Chefs-lieux d'arrondissement : Le Blanc, La Châtre, Issoudun
Nombre d'arrondissements : 4
Nombre de cantons : 26
Nombre de communes : 247
Superficie : 6 791 km2
Population : 232 004 hab. (recensement de 2008)
Le département appartient à l'académie d'Orléans-Tours, à la cour d'appel de Bourges, à la zone de défense Ouest.

Département de bordure du Bassin parisien, correspondant au bas Berry historique, traversé par la rivière du même nom, l'Indre se partage entre quatre régions d'égale étendue, mais vigoureusement contrastées. Au sud, adossé au Massif central, le glacis bocager du Boischaut (la « Vallée noire » de George Sand), longtemps voué, sur ses argiles et marnes triasiques et liasiques, à une polyculture extensive, s'adonne à des élevages lucratifs (bovins, porcs, agneaux, volaille). Le dominant au nord par un abrupt de côte d'une cinquantaine de mètres, un grand plateau calcaire, la Champagne berrichonne, développe ses horizons découverts propices à la céréaliculture de masse (blé, orge, maïs) et aux oléagineux (colza, tournesol). Répétant la même disposition structurale, mais très disséquées par l'érosion, les Gâtines de Valençay et d'Écueillé (improprement appelées Boischaut du Nord) associent sur leurs craies crétacées, altérées en argile à silex, élevages laitiers bovins (beurre) et caprins (fromages), fourrages, céréales, vignes. Rompant seulement au sud-ouest la succession zonale du Bassin parisien, dans un creux tectonique cénozoïque rempli de nappes détritiques argilo-sableuses et traversé par la Creuse, le parc naturel régional de la Brenne offre le charme austère de ses étangs et de ses bois de pins, refuge naturel d'une avifaune exceptionnelle, menacée par la chasse, la villégiature et la culture du maïs.

   L'Indre n'est pas un département peuplé. Sa densité, en moyenne 36 hab./km2, tombe à 18 en campagne. L'industrie, ancienne (forges, laine, peaux, confection, céramique), joue un rôle peu important. Stimulée après 1954 par la décentralisation parisienne (mécanique, radioélectricité, aéronautique), mais perturbée par la fermeture de la base militaire américaine de Châteauroux en 1967, puis par la crise, elle repose sur un marché incertain (l'industrie textile, notamment, s'est beaucoup affaiblie). Elle est représentée principalement à Châteauroux, la seule ville notable, et à Issoudun. Par émigration comme par vieillissement, le département, qui comptait en 1886 près de 300 000 habitants, s'étiole. Marginalisé, en dépit de bonnes relations avec Paris, par un certain éloignement, le manque d'initiatives et le repli sur lui-même, il bénéficie d'un régime d'aides au développement régional croissant du nord au sud.

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