quoi

pronom relatif

(de quoi 1)

Définitions de quoi


  • Après une préposition dans une relative à un mode personnel ou à l'infinitif, a pour antécédent ce, rien, quelque chose : Il n'y a rien sur quoi il ne donne son avis.
  • Sans antécédent, représente un énoncé déjà formulé et équivaut à ça, cela : Il prétend le contraire, en quoi il a tort.

Expressions avec quoi



  • Familier. Avoir de quoi,

    avoir de l'argent, de la fortune ; avoir ce qu'il faut pour : Il n'y a pas de quoi rire.
  • Il n'y a pas de quoi,

    se dit pour se défendre d'un remerciement excessif.

Homonymes de quoi



Difficultés de quoi


  • EMPLOI

    Qu'il soit pronom relatif ou pronom interrogatif, quoi ne représente jamais une personne. I. Quoi, pronom relatif

    Quoi, pronom relatif, se rapporte le plus souvent à un pronom neutre (ce, rien, quelque chose, etc.) ou à une proposition : ce à quoi je pense ; il n'y a rien à quoi je ne m'attende ; voilà quelque chose sur quoi on peut compter ; lisez d'abord le livre, après quoi vous pourrez le critiquer.
    remarque
    Dans la langue classique, quoi pouvait représenter un nom de chose de sens déterminé, et on employait à quoi, sur quoi…, là où nous dirions aujourd'hui auquel, à laquelle, sur lequel, sur laquelle… : « Ce n'est pas le bonheur après quoi je soupire » (Molière). Certains écrivains contemporains usent encore parfois de ce tour littéraire : « Une de ces bornes à quoi l'on amarre les bateaux » (F. Mauriac).

    De quoi. Quoi s'emploie sans antécédent dans la tournure de quoi + infinitif (= ce qu'il faut pour) : heureusement, il avait de quoi payer son billet de retour ; il a de quoi vivre.
    De quoi s'emploie aussi absolument : il a de quoi, c'est un homme qui a de quoi (= qui a ce qu'il faut pour vivre dans l'aisance).
    Registre familier. II. Quoi, pronom interrogatif (= quelle chose ?) s'emploie dans l'interrogation directe et indirecte : à quoi veux-tu en venir ? ; je me demandais à quoi tu voulais en venir. 1. Quoi / que.
    Dans l'expression orale, quoi s'emploie couramment à la place de que, comme complément d'un infinitif ou après un verbe à un mode personnel : il ne sait quoi faire ; quoi répondre ? ; tu en penses quoi ?

    recommandation :
    Dans l'expression soignée, en particulier à l'écrit, préférer que : il ne sait que faire ; que répondre ? ; qu'en penses-tu ?

    Quoi est également fréquent dans les interrogations sans verbe : quoi de neuf, aujourd'hui ?
    recommandation :
    Pour faire répéter à son interlocuteur ce qu'il vient de dire, préférer pardon ou comment dites-vous : « Cette maladie est causée par une bactérie Gram positif. - Pardon ? » (et non : *Quoi ?).

  • CONSTRUCTION

    Quoi que (+ subjonctif) : quoi qu'il fasse, il réussit. Ne pas confondre quoi que et quoique. → quoique

    Quoi qu'il en ait. L'expression quoi qu'il en ait, qui signifie « malgré le dépit qu'il en a », résulte de la contamination de la locution malgré qu'il en ait (= quelque mauvais gré qu'il en ait) par quoi que. Longtemps critiquée, elle est aujourd'hui admise, mais elle reste d'un emploi peu courant.

  • ORTHOGRAPHE ET SENS

    Ne pas confondre pour quoi et pourquoi. → pourquoi

Mots proches

« C'[était] l'éducation et les mœurs qui [faisait] la bonne société. » Combien de verbes mettez-vous au pluriel ?