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Mots proches


Accords et difficultés de faire

 faire

verbe transitif Conjugaison

(latin facere)



Conjugaison

Faire se conjugue avec l'auxiliaire avoir : j'ai fait, tu as fait, etc.

Se faire se conjugue avec l'auxiliaire être : ça s'est fait tout seul.


Accord
  1. Participe passé (+ infinitif). Le participe passé fait immédiatement suivi d'un infinitif est toujours invariable : elles se sont fait faire des robes ; les robes qu'elles se sont fait faire.
  2. Participe passé dans une construction impersonnelle. Dans les constructions impersonnelles, fait reste invariable : je ne sais pas quelle température il a fait à Paris.
  3. Se faire. Lorsque le pronom se a la fonction d'un complément d'objet direct, le participe passé fait s'accorde avec le pronom : elles se sont faites belles (= elles ont fait belles elles-mêmes, se reprend elles, le participe passé faites s'accorde avec elles) ;ils se sont faits à cette idée (= ils ont fait eux-mêmes à cette idée, se reprend ils, le participe passé faits s'accorde avec ils). Mais elle s'est fait mal (= elle a fait mal à elle, le complément s' est un complément indirect, le participe passé fait reste invariable).

    Se faire l'écho → écho.

    Se faire fort de → fort.
  4. Faire = égaler, donner tel résultat. Dans ce sens, faire s'accorde le plus souvent au pluriel : deux et deux font quatre ; trois fois cinq font quinze. - Avec multiplié par ou divisé par, le verbe s'accorde au singulier ou au pluriel selon que multiplié ou divisé est lui-même accordé au singulier ou au pluriel : trois multiplié par cinq fait quinze mais trois multipliés par cinq font quinze. → égaler.

Construction
  1. Faire (+ infinitif suivi de son complément d'objet direct). Avec faire suivi d'un infinitif qui a un complément d'objet direct, on emploie les pronoms lui, leur (et non le, la, les) : je lui ai fait dire ce qu'il avait à dire ; vous alliez leur faire prendre la mauvaise route.
  2. Faire (+ infinitif suivi d'un complément indirect). Avec faire suivi d'un infinitif qui a un complément indirect, on emploie indifféremment lui, leur ou le, la, les : elle lui a fait changer d'avis ou elle l'a fait changer d'avis ; cette histoire leur a fait penser à ce qu'ils ont vécu ou cette histoire les a fait penser à ce qu'ils ont vécu.
  3. Faire (+ infinitif d'un verbe pronominal). Avec faire suivi d'un verbe pronominal à l'infinitif, l'emploi du pronom réfléchi est facultatif : on les fait asseoir ouon les fait s'asseoir.

    Faire s'en aller → aller.
  4. Faire que (+ indicatif) = avoir pour conséquence que. Tout cela a fait qu'il est arrivé en retard.

    Faire que (+ subjonctif) = agir de façon que. Faites qu'il prenne le temps de réfléchir.

Orthographe
Avoir à faire ou affaire. → affaire

Emploi
Faire remplaçant un autre verbe. Dans une comparaison, faire peut remplacer un verbe qui n'a pas de complément d'objet direct : il grimpe comme les autres font, en s'accrochant à la moindre aspérité ; elles parlent avec lui comme elles feraient avec un enfant.
remarque
1. Ne pas confondre cette construction avec celle dans laquelle faire a pour complément le pronom le reprenant un verbe qui précède : je voudrais bien aller vous voir, mais je ne pourrai pas le faire avant longtemps. 2. Dans la langue classique, faire pouvait remplacer un verbe avec un complément d'objet direct : « On regarde une femme savante comme on fait une belle arme » (La Bruyère). « Il fallait cacher la pénitence avec le même tour qu'on eût fait les crimes » (Bossuet).



Registre
  1. Faire est employé dans l'expression orale non surveillée avec différents sens, souvent assez éloignés du sens le plus courant, « réaliser, fabriquer, produire ».

    Faire = parcourir, visiter. Faire les magasins.
    L'année dernière, on a fait la Thaïlande, cette année on fait le Yémen
    .

    Faire = poursuivre (telles études), suivre les cours de (telle école). Mon frère fait médecine à Montpellier.
    Elle a fait H.E.C., Polytechnique
    .

    Faire = embrasser (telle carrière, telle profession), avoir pour activité professionnelle. Elle voulait faire coiffeuse, mais sa mère voulait qu'elle fasse secrétaire.
    Emploi populaire ou régional.

    S'en faire = se faire du souci, être préoccupé, inquiet (surtout en tournure négative, ne pas s'en faire). Sa famille a des biens, il n'a pas à s'en faire pour son avenir.
  2. Tant qu'à faire. → tant

Sens
  1. Ne faire que / ne faire que de. Ne pas confondre ces deux locutions.

    Ne faire que = ne pas cesser de, ne pas faire autre chose que. Il ne fait que se plaindre (= il ne cesse de se plaindre) ; je n'ai fait que l'effleurer (= je l'ai seulement effleuré) ; elle n'a fait qu'entrer et sortir, elle n'est pas restée.

    recommandation
    Éviter que de dans ce sens : il ne fait que se prélasser (et non : *il ne fait que de se prélasser).


    Ne faire que de = venir à peine de (exprime le passé immédiat). Vous l'avez manquée de peu, elle ne fait que de sortir d'ici.
  2. Ne faire qu'un / n'en faire qu'un. Ne pas confondre ces deux locutions.

    Ne faire qu'un = être très unis, très semblables (sans accord de genre ; sens figuré). Elle et lui ne font qu'un.

    N'en faire qu'un = être une seule et même personne, une seule et même chose (avec accord de genre ; sens propre). Il joue plusieurs rôles avec différents maquillages, et en réalité ces quatre acteurs n'en font qu'un ; les deux villes se touchent et aujourd'hui elles n'en font qu'une.
  3. Faire long feu → feu