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Lesterps

(se prononceLétère)

Commune de la Charente (arrondissement de Confolens).

  • Population : 494 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Lesterrois

Maison du Patrimoine (xve s.). Église Saint-Pierre : clocher-porche du xiie siècle.

Histoire

Édifiée sur un lieu de défrichement ancien, au carrefour de deux voies romaines, Lesterps (du latin stirps, stirpis, « souche, racine », et stirpare, « défricher, extirper ») doit son origine à une abbaye fondée en 975, à la suite d'une donation de Jourdain Ier, seigneur de Chabanais.

Ravagée par Jourdain II de Chabanais en 1040, elle fut restaurée par saint Gauthier. Au xiie siècle, l'abbaye, pourvue de nombreux bénéfices, et dont les possessions s'étendaient sur plusieurs diocèses, jusqu'à Saint-Gauthier (Indre) connut alors un âge d'or : sous la direction de l'abbé Ramnufle, à partir de 1105, l'église fut agrandie d'une construction qui en doubla presque la longueur : le chœur et l'abside formèrent l'église abbatiale (dédiée à saint Pierre), et la nef, romane, consacrée à sainte Marie-Madeleine devint l'église paroissiale du bourg qui s'était peu à peu développé autour de l'abbaye.

À partir du XIIIe, celui-ci s'entoura de fortifications doublées de fossés profonds. En 1567, l'abbaye fut pillée et incendiée par l'armée protestante de l'amiral de Coligny ; seuls résistèrent l'église paroissiale et le clocher. Le bourg lui-même se remit peu à peu de ces ravages mais il fallut attendre 1669 pour que l'abbaye, réorganisée, reprenne vie, avec une église abbatiale restaurée et des bâtiments conventuels reconstruits. Ces réparations furent sans doute insuffisantes puisque, en 1738, l'église qui menaçait de s'écrouler, fut de nouveau fermée. Vendue comme bien national sous la Révolution, redonnée à la commune en 1804, l'église, reprise par l'État en 1807, fut confiée à la Direction des Beaux Arts, dont les efforts se concentrèrent sur la restauration de la nef. Par contre, l'église abbatiale vit ses toitures et ses voûtes prendre l'eau, et à partir de 1815, ses murs effondrés servirent de carrière. L'église paroissiale fut fermée par un mur la séparant de la partie en ruines. Plus tard, le mur droit qui constituait le fond de l'église fut remplacé par une abside semi-circulaire, plus en accord avec le style du monument.