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Alba-la-Romaine

Commune de l'Ardèche.

  • Population : 1 455 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Albains

Ruines d'un théâtre romain et de diverses villas du iie s. Château (xiie s.), reconstruit pour l'essentiel au xviie s. puis modifié aux xviiie et xixe s.. Église Saint-André (xvie s.).

À défaut d'avoir retrouvé la splendeur et le rôle qu'il eut à l'époque romaine, le village actuel, établi sur une butte autour du château féodal, a repris son nom antique d'Alba-la-Romaine en 1903.

HISTOIRE

Dans un bassin aujourd'hui couvert de vignobles et de vergers, ponctué de pitons (necks) appartenant aux formations volcaniques des Coirons, Alba-la-Romaine était, il y a 2 000 ans, la capitale des Helviens, peuple gaulois qui, s'étant rallié à Rome dès le ier siècle avant J.-C., fut favorisé par la conquête romaine.

Le nom d'Alba n'a pourtant pas l'origine latine (albus signifiant blanc) qu'on pourrait croire ; son origine est antérieure, celtique ou pré-celtique. À l'époque romaine, Alba-la-Romaine était une vraie ville (de 40 à 50 ha de superficie) possédant un théâtre, un forum, des thermes et comptait de 2 000 à 4 000 habitants. Elle était traversée par la voie qui conduisait du Rhône à Nîmes ; son négoce des vins est signalé au ier siècle après J.-C. par Pline. Quelques-uns des nombreux domaines gallo-romains implantés dans les environs d'Alba-la-Romaine ont été repérés.

Au ive s., les premiers évêques s'installent à Alba-la-Romaine, mais celle-ci perd son rang de capitale quand s'effondre l'Empire romain d'Occident, et le siège épiscopal est alors transféré à Viviers. Les pierres des édifices de la ville gallo-romaine ruinée sont réemployées pour construire le village rural médiéval, sur un site distinct, au-dessus de la ville antique.

Au Moyen Âge, Alba-la-Romaine devient Aps, et ses premiers seigneurs s'installent dans le château fortifié (xiie s.). Sa baronnie, mentionnée dès le xie s., fait en 1604 entrer son seigneur parmi les douze barons qui, par tour, aux états du Vivarais, gèrent le pays. Deux villages voisinent, Aps et La Roche, distincts mais de plans semblables, avec leurs châteaux sur leurs necks de basalte, leurs rues en éventail serrées dans une enceinte et portant les mêmes noms. Pendant les guerres de Religion, les églises sont détruites et, à la Révolution, c'est au tour des châteaux d'être saccagés et vendus.

Au xixe s. et après 1960, le riche passé d'Alba-la-Romaine fait l'objet de fouilles étendues, mais elles n'ont pas été accompagnées par la création d'un musée local. Aussi, beaucoup d'objets antiques ont été dispersés, mais certains se retrouvent dans les musées (Annonay, Les Vans, Le Puy, Lyon, Saint-Germain-en-Laye, Londres…).