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Cédric Villani

Mathématicien français (Brive-la-Gaillarde 1973).

Après des études scientifiques à l’École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm (Paris), il effectue, en 1998, sa thèse à l'université Paris-Dauphine, sous la direction de Pierre-Louis Lions (lui-même lauréat de la médaille Fields en 1994). Il est aujourd’hui professeur de mathématiques à l'ENS de Lyon au sein de l'unité de mathématiques pures et appliquées (CNRS/ENS Lyon), ainsi que, depuis 2009, directeur de l'Institut Henri-Poincaré (université Pierre-et-Marie-Curie/CNRS).

Les recherches de Cédric Villani se situent entre l'analyse, les probabilités, la physique statistique et, plus récemment, la géométrie différentielle. Ses travaux ont pour point de départ les équations mathématiques de la théorie cinétique. Cette théorie décrit un système de particules en interaction, en étudiant la probabilité de présence d'une « particule typique ». C’est le cas, par exemple, d'un gaz ou d'un fluide dans lesquels des milliards de milliards de molécules se déplacent dans toutes les directions. La question, d’ordre physique et mathématique, est d'étendre cette théorie aux interactions à longue portée ; cela a conduit Cédric Villani à une série de travaux en théorie cinétique de l'équation de Boltzmann et sur le transport optimal, travaux qui répondent en grande partie au problème. Cette équation avait rendu célèbre son auteur, le physicien et mathématicien autrichien de la fin du xixe s., entre autres pour avoir « prouvé » mathématiquement la croissance de l'entropie. Dans ce domaine, les résultats de Cédric Villani ont permis de quantifier la production d'entropie et le retour à l'équilibre.

Ainsi, ces dernières années, Cédric Villani a obtenu des résultats difficiles et parfois surprenants, qui établissent de nouveaux ponts entre l'analyse et la géométrie, et qui lui valent sa récompense de 2010. Prix de l’European Mathematical Society en 2008, prix Fermat en 2009, il est devenu, la même année, le troisième Français à recevoir le prix Henri-Poincaré de l'Association internationale de physique mathématique. En 2010, à l'occasion du congrès international des mathématiciens à Hyderabad, en Inde, il reçoit la plus haute distinction mondiale en mathématiques, la médaille Fields ; distinction qu’il partage avec trois autres jeunes mathématiciens : Ngô Bao Châu, Elon Lindenstrauss et Stanislav Smirnov.