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Utamaro Kitagawa

(Toriyama Shimbi)

Peintre et graveur japonais (1753-Edo, aujourd'hui Tokyo, Japon, 1806).

Kitagawa Utamaro débute en 1775 en exécutant des portraits d'acteurs qu'il signe du nom de Toyoaki. Ces portraits sont dans le style ukiyo-e (« monde à la mode »), dont les principaux représentants à l'époque sont Harunobo et Torii Kiyonaga.

Ce n'est qu'à partir de 1780 qu'il signe du nom d'Utamaro. Il se spécialise alors dans la représentation de la femme japonaise, dont ses bijin-ga (« beautés féminines »), exagèrent le type : visage allongé encadré par une longue chevelure couleur de jais contrastant avec la couleur claire du corps et du fond de l'image, formes élancées et graciles. Utamaro peint les occupations quotidiennes de la femme – qu'elle soit mère ou courtisane –, où l'élégance et le raffinement d'allure rivalisent avec la sensualité qu'ils ont en charge de mettre en valeur. Puisant dans son inspiration de la beauté féminine, il crée l'okubi-e (« image en demi-buste »), style célèbre du portrait représentant essentiellement des courtisanes.

En 1804, la censure juge une de ses œuvres inconvenante : Utamaro est emprisonné pour avoir représenté le shogun Hideyoshi (1536-1598) au milieu de ses favorites. Il ne s'en remettra jamais.

S'éloignant de l'idéalisation de la femme, Utamaro est aussi un remarquable observateur de la nature ; il illustre des albums avec beaucoup de réalisme : le Livre des insectes (1788), Dons de la marée basse (1789), Poèmes satiriques sur les oiseaux (1790).

Utamaro est, avec Hokusai, l'artiste japonais le plus admiré en Occident. Dès 1891, Edmond de Goncourt fait publier un de ses albums d'estampes en couleurs, Peintre des maisons vertes. Utamaro fut reconnu comme le maître des maîtres de l'estampe japonaise, le peintre de la femme. La gravure d'estampe fut le seul moyen dont on disposait à l'époque pour diffuser les œuvres des artistes japonais. Or, ils se considéraient avant tout comme des peintres, l'estampe étant un art mineur au Japon. Ce n'est qu'à la suite de l'engouement rencontré en Occident et surtout parmi les impressionnistes que les artistes japonais considérèrent avec plus de respect cet art.