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René Thom

Mathématicien français (Montbéliard 1923-Bures-sur-Yvette 2002).

Ancien élève de l'École normale supérieure, docteur ès sciences mathématiques (1951), il a enseigné successivement à Princeton (États-Unis) [1951-1952], Grenoble (1953-1954) et Strasbourg (1954-1963), puis à l'Institut des hautes études scientifiques, à Bures-sur-Yvette, comme professeur permanent (1963-1988). L'un des fondateurs de la topologie différentielle, il a obtenu la médaille Fields en 1958 pour sa théorie du « cobordisme » qui a révolutionné la compréhension de la géométrie globale des variétés différentiables (deux variétés différentiables de dimension n sont dites « cobordantes » si, réunies, elles forment le bord d'une variété de dimension n + 1). Ses travaux sur la théorie des singularités, en particulier la classification de celles qui sont stables par petites déformations, l'ont conduit à fonder, en 1969, la théorie des « catastrophes », à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages (Stabilité structurelle et morphogenèse, 1972 ; Théorie des catastrophes et biologie, 1979 ; Paraboles et catastrophes, 1983) et qui l'a fait largement connaître. En utilisant de nouveaux outils mathématiques qualitatifs, d'origine géométrique, cette théorie permet de mieux comprendre certains phénomènes naturels discontinus et introduit un schéma d'analyse original, fondé entre autres sur la classification des singularités géométriques, dans des domaines très variés allant de la physique et la biologie à la linguistique et à la psychologie. Élu à l'Académie des sciences en 1976, René Thom a développé aussi une vision philosophique originale, renouvelant la pensée aristotélicienne.