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George Beals Schaller

Zoologiste américain (Berlin 1933).

George Schaller fait ses études à l'université d'Alaska puis à celle du Wisconsin où il obtient son doctorat. Il est encore à l'université quand son professeur de zoologie, John Emlen, lui propose de l'accompagner comme assistant en Afrique centrale pour y observer les gorilles en liberté. On sait alors relativement peu de chose sur la vie à l'état sauvage de ces animaux que beaucoup de voyageurs ont dépeints comme « agressifs » et même « assoiffés de sang ».

Les deux zoologistes partent pour l'Afrique en 1959. Les gorilles qu'ils vont étudier sont ceux de la région des volcans Birunga (aujourd'hui Virunga), aux frontières du Congo belge (République démocratique du Congo), du Ruanda (Rwanda) et de l'Uganda (Ouganda). Il faut d'abord apprendre à pister les animaux et, pour cela, repérer les traces qu'ils laissent derrière eux : des excréments, l'empreinte d'un talon dans la terre molle, une plante sauvage dépouillée de ses feuilles, ou encore un trou qu'ils ont creusé dans le sol pour arracher quelque racine... George Schaller comprend rapidement que la meilleure façon de les observer est de s'installer silencieusement près d'eux en restant de préférence toujours bien visible afin qu'ils puissent le surveiller et le considérer à la longue « comme n'importe quelle autre créature inoffensive de leur environnement ».

Ce comportement, qui sera celui d'autres spécialistes des gorilles comme Diane Fossey, lui permet de se faire accepter sans difficulté. Il s'aperçoit que les gorilles sont des « êtres doux et gentils », apprend à les comprendre, à identifier les individus : « Quand j'ai commencé à nommer chaque gorille, les animaux cessèrent d'être les membres d'une espèce et devinrent des individus à part entière... » Il recueille une foule d'informations précieuses sur la vie du gorille de montagne, ses habitudes alimentaires, sa façon de faire son nid, de jouer, ses rapports avec le groupe auquel il appartient, ses modes de communication. Le résultat de ses observations est consigné dans le livre scientifique très complet qu'il a écrit sur l'écologie et le comportement du gorille de montagne, The Mountain Gorilla : Ecology and Behavior (« le Gorille de montagne, écologie et comportement »), publié en 1963. Peu après, en 1966, paraît Un an chez les gorilles (The Year of the Gorilla), destiné à un plus vaste public, et qui deviendra un best-seller.

George Schaller ne s'intéresse pas qu'aux grands singes. Chercheur à l'université Johns Hopkins de Baltimore (1963-1966), puis à la Société zoologique de New York et, à partir de 1979, directeur du département pour la protection de la nature de cette société, il mène à bien plusieurs missions dans des régions aussi différentes que la réserve de Wolong, en Chine, où il travaille sur le grand panda, le Mato Grosso au Brésil, l'Afrique noire, où il étudie les lions notamment, l'Inde ou Bornéo. Entre 1969 et 1975, il parcourt les hautes terres himalayennes à la recherche des ongulés spécifiques de ces régions montagneuses. Il en rapporte un livre captivant, les Pierres du silence (Stones of Silence), où sont évoqués ses découvertes, ses aventures et mésaventures et les moments exaltants qu'il a connus, comme celui de sa première rencontre avec la magnifique et très rare panthère des neiges. Il a particulièrement étudié les chèvres et les moutons sauvages, et surtout le bharal, ou mouton bleu de l'Himalaya, dans lequel il voit une espèce proche de l'ancêtre commun des caprines (chèvres, moutons et espèces apparentées). Il s'est aussi intéressé au panda géant en Chine ou encore au soala, un cervidé découvert en 1992, au Laos.

En Afrique, en Amérique du Sud comme Asie, George Schaller a constaté la rapide disparition de certaines espèces sauvages. « L'homme modifie l'environnement d'une manière si rapide et si radicale que la plupart des animaux ne peuvent pas s'adapter à ces nouvelles conditions », annonce George Schaller qui s'efforce d'agir, par le biais des organismes de protection de la nature dont il est membre, afin que soient créés le plus possible de réserves et de parcs nationaux pour la préservation des espèces menacées.

Le plus beau félin

Le plus beau félin



Grand félin de l'Himàlaya, la panthère des neiges, ou once, est un animal quasi mythique en raison de sa rareté. Elle vit en haute montagne, entre 1 600 et 6 000 m d'altitude. Dotée d'une magnifique fourrure très épaisse, gris clair semé de taches sombres, elle a une queue longue et fournie. Remarquablement agile, elle est capable de bonds fantastiques par-dessus les ravins. George Schaller aperçoit sa première panthère des neiges en 1970 dans le Chitral, région montagneuse du Pakistan. Par la suite, il réussit le tour de force de filmer l'once à l'état sauvage, ce qui n'avait encore jamais été fait. Pour cela, il a attiré l'animal à l'aide de chèvres vivantes.