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José Luis Rodríguez Zapatero

José Luis Rodríguez Zapatero
José Luis Rodríguez Zapatero

Homme politique espagnol (Valladolid 1960).

Issu d'une famille de tradition républicaine, membre du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) depuis 1979, député de León (1986-2004), il est président du gouvernement espagnol depuis 2004.

1. Une discrète ascension et la « nouvelle voie »

Observant une apparente neutralité dans les querelles intestines d'un parti affaibli et désorienté par les scandales politiques et économiques au début des années 1990, par ses médiocres résultats en 1996 puis par le retrait de Felipe González en 1997, cet outsider au sein du parti parvient, au lendemain de la défaite cinglante aux élections de mars 2000, à s'imposer comme le chef de file d'un courant rénovateur baptisé « Nueva Vía » (Nouvelle voie) et se fait élire lors du XXXVe Congrès du PSOE (juillet 2000) au secrétariat général par neuf voix d'avance face à l'ex-ministre José Bono.

S'il engage le parti dans la voie du « changement tranquille, serein et discipliné » et prend la tête de l'opposition parlementaire au gouvernement de José María Aznar, le leader socialiste ne s'interdit pas – au nom d'une « opposition constructive » – de faire cause commune avec son adversaire sur le dossier du terrorisme (signature du Pacte pour la liberté et contre le terrorisme en décembre 2000) ou sur celui de la justice.

2. L’accession au pouvoir

À la suite de la victoire inattendue du PSOE aux élections législatives de mars 2004, J. L. Rodríguez Zapatero est nommé président du gouvernement. Il engage la société espagnole dans une phase de modernisation. Si certaines mesures – parité homme-femme, loi contre les violences sexistes, instauration d'une allocation dépendance – sont largement saluées, la légalisation du mariage homosexuel, la simplification du divorce, la laïcisation de l'enseignement se heurtent à la fronde des milieux catholiques et conservateurs. Au nom de la promotion d'une « Espagne plurielle », Zapatero soutient les nouveaux statuts d'autonomie de la Catalogne et de l'Andalousie, approuvés par référendum en 2006 et 2007, mais rejette le projet basque, largement indépendantiste.

Sans craindre de s'atteler à des sujets plus sensibles, le président du gouvernement veut rétablir la mémoire et l'honneur des républicains (→ réconciliation nationale espagnole), victimes de la dictature de Franco, mais son principal défi – parvenir à une « fin dialoguée de la violence au Pays basque » – échoue après neuf mois de trêve, interrompue par l'attentat de l'organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA) dans un parking de l'aéroport de Madrid le 30 décembre 2007.

3. Une politique extérieure active et autonome

J. L. Rodríguez Zapatero procède à une réorientation complète de la politique extérieure de l'Espagne. Tournant le dos à la relation transatlantique de son prédécesseur, il retire, dès son arrivée au pouvoir, les troupes d'Iraq et promeut l'idée d'un « retour de l'Espagne au cœur de l'Europe ». L'un des instigateurs du rapprochement Nord-Sud, prôné dans son « Alliance des civilisations », il souhaite ériger la Péninsule en passerelle entre le Vieux Continent et l'Ibéro-Amérique, et défend un infléchissement de la politique de l'Union européenne à l'égard du régime castriste de Cuba en favorisant l'ouverture d'un dialogue en vue d'une transition démocratique et pacifique.

4. Un second mandat à l’épreuve de la crise économique

En mars 2008, fort d'une légitimité accrue grâce au succès remporté par les socialistes aux élections législatives, il est investi pour la seconde fois (à la majorité simple et au second tour de scrutin cependant) à la présidence du gouvernement.

Placé sous la pression des marchés alors que l’économie espagnole, victime d’une redoutable crise du secteur immobilier, s’enfonce dans la stagnation et connaît une très forte hausse du chômage, J. L. Zapatero se convertit aux politiques d’austérité qui se généralisent en Europe. Laissant la direction du PSOE à Alfredo Perez Rubalcaba, il ne peut empêcher la défaite cuisante des socialistes aux élections législatives anticipées de novembre 2011.

Pour en savoir plus, voir l'article Espagne : vie politique depuis 1976.