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Rachid ed-Dîn

(Abou al-Khayr Fadl Allah ibn Imad al-dawla, dit Rachid ed-Dîn al-Tâbib « le médecin »)

Historien et homme d'État persan (Hamadan vers 1247-Soltaniyé 1318).

Médecin, il entra à la cour des il-khans mongols Abaga (1265 - 1282), fils de Hülegü, et des successeurs de celui-ci, Tékouder (1282 - 1284) et Arghoun (1284 - 1291). En 1298, l'il-khan Ghazan (1271 - 1304) le prit comme vizir (çadr). Né dans une famille juive et converti à l'islam, Rachid ed-Dîn succédait ainsi comme ministre d'État à un autre médecin juif, Saad ed-Daoulé (Sa'ad al-Daoula), qui, de 1281 à 1291, avait déjà été le ministre des Finances et le principal conseiller d'Arghoun. Comme son prédécesseur, Rachid ed-Dîn se montra dans ses hautes fonctions un homme d'État remarquable et un excellent administrateur ; il fut toutefois un redoutable oppresseur de ses anciens coreligionnaires.

Rachid ed-Dîn est l'auteur d'une vaste histoire des Mongols, Djami at-tawarikh. Cet ouvrage, écrit à la demande de l'il-khan Ghazan (qui, lui-même admirablement renseigné sur l'histoire de son peuple, en fut d'ailleurs une des principales sources d'informations), demeure une source historique irremplaçable. Le successeur de Ghazan, Oldjeïtou (1304 - 1316), le garda comme ministre, et Rachid ed-Dîn jouit même sous cet il-khan, qu'il convertit notamment à la doctrine des chafiites, d'une influence encore plus grande que sous son prédécesseur.

Victime d'une dénonciation calomnieuse, ce grand ministre fut mis à mort le 18 juillet 1318, sous le règne d'Abou Saïd qui, âgé de douze ans, avait succédé à son père Oldjeïtou mais n'était qu'un jouet entre les mains des grands seigneurs mongols.