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Sebastián Piñera Echenique

Homme d'affaires et homme d'État chilien (Santiago 1949).

Fils d'un ambassadeur en Belgique et aux Nations unies et neveu d'un archevêque, il étudie l'économie au Chili puis à Harvard, où il obtient un doctorat en 1976. Il fait fortune après avoir introduit en 1979 au Chili les premières cartes de crédit et symbolise la réussite pour nombre de Chiliens, malgré son implication dans plusieurs scandales financiers.

1. L'entrée en politique

Partisan du « non » lors du plébiscite organisé en vue d'assurer la reconduction d'Augusto Pinochet à la tête de l'État (1988), il entame une carrière politique en se faisant élire sénateur en 1989 (mandat qu'il conservera jusqu'en 1998), puis en rejoignant Rénovation nationale (RN, fondée en 1987, droite libérale), qu'il préside de 2001 à 2004 et qu'il veut recentrer en l'éloignant du « pinochetisme ». Candidat à l'élection présidentielle de 2005 (après une première tentative en 1993), il crée la surprise en devançant au premier tour son rival Joaquín Lavín de l'Union démocrate indépendante (UDI, parti créé en 1983 et représentant la droite catholique la plus conservatrice, héritière du mouvement gremialista [corporatiste], historiquement très lié à la dictature militaire) mais échoue face à la socialiste Michelle Bachelet au second tour.

2. La première victoire de la droite depuis le rétablissement de la démocratie

En 2009, il prend la tête de l'Alliance pour le changement, dont les principaux membres sont la RN et l'UDI, mais dont l'ambition est de s'imposer au centre en comprenant également des régionalistes, des indépendants et même des transfuges de la coalition de centre gauche, Chile Primero (« le Chili d'abord »). Grâce à la dispersion des voix de gauche, il devance largement, avec 44 % des suffrages, l'ex-président démocrate chrétien Eduardo Frei Ruíz-Tagle, candidat de la Concertation des partis pour la démocratie (29,60 % des voix) au premier tour de l'élection présidentielle, le 15 décembre 2009.

Sa victoire au second tour, le 17 janvier 2010, avec 51,61 % des voix contre 48,39 % pour son rival, marque la fin de vingt années de pouvoir du centre gauche. Il entre en fonctions le 11 mars. Malgré les résultats économiques atteints par le Chili au cours de sa présidence, sa popularité connaît une forte baisse à la suite des manifestations étudiantes et lycéennes déclenchées en 2011, qu’il ne parvient que partiellement à enrayer par la suite, ce qui facilite la réélection de M. Bachelet en décembre 2013.

Pour en savoir plus, voir l'article Chili.