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Rithy Panh

Cinéaste cambodgien (Phnom Penh 1964).

Rithy Panh n’a qu’une dizaine d’années lorsqu’il assiste à l’instauration du pouvoir des Khmers rouges et de la dictature de Pol Pot. En 1979, fuyant les camps de travail d’un régime qui s’est rendu coupable de génocide (plus de 2 millions de morts et disparus), il s’exile en Thaïlande avant de gagner la France (1980). À Paris, il s’inscrit à l’Institut des hautes études cinématographiques (l’IDHEC, aujourd’hui la FEMIS), dont il sort diplômé en 1985.

Attiré par la forte charge de témoignage qu’offre le documentaire, il se spécialise dans le genre : en 1989, avec Site 2, il pose pour la première fois son regard sur les camps de réfugiés cambodgiens. Cinéma de notre temps : Souleymane Cissé (1990), Cambodge entre guerre et paix (1992), The Tan’s Family (1995), Bophana, une tragédie cambodgienne (1996), Lumière sur un massacre : 10 films contre 110 000 000 de mines (1997), Van Chan, une danseuse cambodgienne (1998), la Terre des âmes errantes (1999) prolongeront son exhumation du génocide et son travail de mémoire autour d’une identité cambodgienne meurtrie et morcelée, travail qui culminera avec S-21, la machine de mort Khmère rouge (2003), où le cinéaste confronte les anciens geôliers et prisonniers du « bureau de sécurité S-21 » (le principal centre de détention et de torture à Phnom Penh), avec les Artistes du théâtre brûlé (2005), qui interroge la place de l’artiste dans la société cambodgienne contemporaine, avec le Papier ne peut pas envelopper la braise (2007), état des lieux sur la prostitution féminine au Cambodge.

Rithy Panh ne délaisse pas pour autant la fiction dramatique et il est l’auteur de plusieurs longs métrages : les Gens de la rizière (1994, en compétition officielle au festival de Cannes), Un soir après la guerre (1998, présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard), Que la barque se brise, que la jonque s’entrouvre (2001, pour la télévision), Un barrage contre le Pacifique (2009), adapté du roman de Marguerite Duras.