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Olympos

Musicien mi-historique, mi-légendaire de la Grèce antique. (viie s. avant J-C).

Il semble que sous le nom d'Olympos, les Grecs aient désigné deux personnages différents, tous deux flûtistes et originaires de Phrygie. Le premier, appartenant entièrement à la légende mythologique, était le père du satyre Marsyas (Apollodore, 1,4,2). La légende raconte qu'Athéna aurait inventé la flûte à deux tuyaux (aulos), puis, voyant combien elle déformait son visage quand elle en jouait, l'aurait jetée et maudite. Marsyas s'en saisit et défia Apollon, prétendant être meilleur musicien, avec sa flûte, que le dieu avec sa lyre. Apollon accepta, à condition que le vainqueur puisse châtier le perdant comme il le voudrait. Après un premier duel, sans résultat, Apollon défia Marsyas de jouer en plaçant son instrument à l'envers. Apollon, ainsi vainqueur, suspendit Marsyas à un pin et l'écorcha vif.

Un second Olympos semble jouer dans l'histoire de l'aulétique grecque le même rôle que Terpandre pour la cithare. De même que les Grecs firent de ce dernier le prototype du kitharôidos (chanteur s'accompagnant à la cithare), à qui ils finirent par attribuer toutes sortes d'inventions, de même, si l'on en croit Plutarque (Sur la musique, 1133 def, 1137 b) et Aristote (Politique, 1340 a), Olympos devint le prototype de l'auloidos (jouer de flûte). Son nom est également cité dans le Banquet de Platon (215), où Alcibiade, refusant de lui attribuer la paternité de ses compositions, dit qu'elles lui avaient été enseignées par Marsyas. Ce second Olympos (viie s.) aurait été ainsi le propagateur en Grèce de l'aulétique phrygienne et l'inventeur de nombreux modes et rythmes (aulôidiâ nomoi).