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Christa Pavolsky-Paffgen, dite Nico

Chanteuse de rock allemande (Cologne 1938-Ibiza, Espagne, 1988).

Avec sa longue chevelure blonde, son aura d'ancien mannequin international, sa voix basse et profonde, Nico reste comme une des grandes figures de l'underground new-yorkais des années 1960. À la fin des années 1950, poussée par sa mère, Christa Pavolsky (patronyme qu'elle change bientôt pour celui de Paffgen), entame une carrière de modèle international dans les plus grandes agences. Mais ce milieu, qu'elle trouve trop superficiel, la dégoûte. Elle voudrait être actrice et suit des cours à l'Actor's Studio de Lee Strasberg à New York. Ses premiers pas au cinéma, elle les fera tout simplement avec Federico Fellini dans La Dolce Vita, en 1959, avant de décrocher quelques petits rôles. En 1964, elle est à Londres où elle enregistre son premier 45 tours, I'm Not Sayin', sous la houlette de Brian Jones, des Rolling Stones. La même année, elle met au monde son unique enfant, Ari (dont le père serait Alain Delon). Installée ensuite à New York, elle s'intègre vite dans le petit monde de l'avant-garde, où elle devient l'une des protégées d'Andy Warhol. Celui-ci lui offre le premier rôle dans son film vérité Chelsea Girl, avant de l'imposer, littéralement, comme chanteuse à son groupe fétiche, le mythique Velvet Underground.

Descente aux enfers. La personnalité de Nico marque profondément le premier album, qui s'intitule d'ailleurs The Velvet Underground And Nico (1967). Sa voix grave, sans émotion, donne un ton étrange aux chansons de Lou Reed et John Cale, notamment Femme Fatale, l'un des titres phares du disque. Mais les relations avec le reste de la formation ne tardent pas à s'envenimer. Nico reprend alors une carrière solo avec l'album Chelsea Girl (1967), qui comprend notamment trois compositions du jeune Jackson Browne, mais aussi des compositions de Lou Reed et John Cale (Cale produira ses deux albums suivants, Desertshore, 1970, et The End, 1974). Elle y affirme son style, aux intonations lugubres, quasi gothiques, avec son fameux harmonium. En 1969, elle rencontre le cinéaste français Philippe Garrel, avec qui elle vivra et tournera six films. En 1974, elle participe à une tournée en Angleterre avec Kevin Ayers, John Cale et Brian Eno, sous le nom collectif d'ACNE. Après la sortie de The End, Nico cesse d'enregistrer. Plongée dans la drogue et dans des querelles avec les maisons de disques, elle revient pourtant dans les années post-punk avec Drama Of Exile (1981), album comprenant une nouvelle version de la chanson du Velvet, ô combien annonciatrice, Waiting For The Man (J'attends le dealer…). Avec ce disque, Nico s'attire un public new wave qui apprécie l'ambiance sombre de ses morceaux. John Cale, l'ami fidèle, et Nico se retrouvent ensuite pour un ultime enregistrement de l'ex-égérie underground, Camera Obscura, en 1985.

Rongée par la drogue, malgré une cure de désintoxication, Nico achève à Ibiza son voyage au bout de la nuit, victime d'une hémorragie cérébrale, 18 juillet 1988.