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Jean Negulesco

Cinéaste américain d'origine roumaine (Craiova, Roumanie, 1900-Marbella, Espagne, 1993).

Il quitta la Roumanie à l'âge de quatorze ans pour suivre des études de peinture à Paris. Par l'intermédiaire de son compatriote le sculpteur Brancusi, il rencontre Modigliani, Utrillo et fréquente la bohème de Montparnasse. Mais, après plusieurs expositions, il part pour Hollywood (1927). Après un premier long métrage (Three and a Day, 1928), il fut, de 1931 à 1936, conseiller technique, monteur, décorateur, réalisateur adjoint pour le producteur Benjamin Glazer à la Paramount (This is the Night, de F. Tuttle, 1932 ; l'Adieu aux armes, de F. Borzage, 1932 ; le Cantique des Cantiques, de R. Mamoulian, 1933). Il écrit des scénarios (Expensive Husbands, de B. Connolly, 1937), réalise, à partir de 1940, de nombreux courts métrages et tourne en 1941 son premier long métrage pour la Warner Bros, Singapore Woman. En 1944, il se fait remarquer avec un film de suspense au style surprenant, le Masque de Dimitrios, d'après le roman d'Eric Ambler. Pour la Warner, il tournera ensuite les Conspirateurs (1944), Three Strangers (1946), admirable film noir sur un scénario de John Huston, Humoresque (1947), un mélo flamboyant avec Joan Crawford et John Garfield, Johnny Belinda (1948), mélodrame émouvant sur la renaissance à la vie d'une jeune sourde-muette interprétée par Jane Wyman.

En 1948, passé à la Fox, il y dirige d'abord Ida Lupino dans la Femme aux cigarettes (1948), avant de servir successivement tous les genres en honneur dans la firme de Darryl F. Zannuck : le film de guerre (Captive à Bornéo, 1950), l'étude de mœurs (Appel d'un inconnu, 1952), le film-catastrophe (Titanic, 1952, avec Barbara Stanwyck), le film exotique (la Mousson, 1955), le film d'aventures (Ombres sur la mer, 1957, avec Alan Ladd et Sophia Loren), et surtout les comédies sentimentales en Cinémascope qui, malheureusement, à l'exception d'une excellente comédie musicale, Papa Longues-Jambes (1954), avec Fred Astaire et Leslie Caron, sont souvent insipides, malgré la présence de Marilyn Monroe dans la première : Comment épouser un millionnaire ? (1953), la Fontaine aux amours (1954), Les femmes mènent le monde (1954), Un certain sourire (1958), d'après Françoise Sagan, Rien n'est trop beau (1959). Après quelques travaux de commande et la direction de la deuxième équipe pour la Plus Grande Histoire jamais contée de George Stevens (1965), il abandonna le cinéma en 1970.

Son autobiographie (Things I did and things I think I did, 1984, trad. fr. Un flâneur à Hollywood, 1988) est une précieuse contribution à l'histoire de Hollywood.