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John Key

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John Key

Homme politique néo-zélandais (Auckland 1961).

Originaire d'une famille modeste d'immigrants, il acquiert une formation de comptabilité et de commerce et s'enrichit dans la banque d'affaires, en particulier à Singapour et à Londres. Recruté par le parti national en 2001, ce symbole du self-made man, élu depuis 2002 d'une circonscription d'Auckland, devient le leader de sa formation à la fin de 2006.

   Moins de deux ans plus tard, alors que la conjoncture internationale s'assombrit et que la récession se profile dans le pays, il remporte les élections générales et succède à Helen Clark comme Premier ministre. Disposant d'une majorité relative de 59 sièges à l'Assemblée, il compose un gouvernement de coalition s'appuyant sur les partis conservateur ACT (Association des consommateurs et des contribuables), centriste Avenir uni, et maori.

   Son programme – plus sécuritaire que celui des travaillistes – entend néanmoins poursuivre la politique qu'ils ont menée tout au long de la décennie : baisse des impôts, aide aux chômeurs, investissements publics… Les excédents budgétaires accumulés lui permettent, en outre, de lancer un plan de relance plutôt axé sur l'offre et la compétitivité du pays.

   Mais les handicaps structurels dont souffre la Nouvelle-Zélande limitent significativement sa marge de manœuvre. Sa dépendance envers le commerce mondial et, notamment, l'importance des exportations agricoles la placent dans une situation de faiblesse dans un contexte international de contraction des échanges et de baisse des prix alimentaires. Toutefois, la diminution des taux d'intérêt, les incitations fiscales, la politique de dérégulation ainsi que des coupes budgétaires, contrebalancées par la mise en œuvre de grands chantiers (communications, santé, éducation, innovation), semblent être de nature à cantonner la contraction de l'activité à 3,3 % du PIB en 2009 et à faire repartir la croissance en 2010.

   Celle-ci, fragile, n'en est pas moins « ébranlée » par les tremblements de terre à répétition qui frappent la seconde ville du pays, Christchurch, à partir de septembre 2010 et jusqu'en juin 2011, faisant 181 victimes, 15 milliards de dollars néo-zélandais de dégâts, et amputant vraisemblablement d'un point et demi la hausse du PIB (plafonné de fait à 1 %) en 2011. Mais l'empathie manifestée par le chef du gouvernement lors de ces désastres et du coup de grisou qui tue 29 mineurs en novembre 2010 lui redonnent une popularité que son soutien contesté pour le président égyptien Hosni Moubarak lors du printemps arabe (2011) ne saurait entamer.

   De fait, il aborde la campagne des élections générales de fin novembre 2011 avec une avance confortable sur son rival travailliste Phil Goff.

   Pour en savoir plus, voir l'article Nouvelle-Zélande.

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