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Yves Jouffa

Avocat français (Paris 1920-Paris 1999).

Mobilisé lors de la Seconde guerre mondiale, il fut interné au camp de Drancy, avant d'être libéré en 1942 et de participer au mouvement de la Résistance. À la Libération, il devint avocat à la cour de Paris (1945-1992) et membre du Conseil de l'Ordre (1979, 1980, 1981). Membre fondateur de l'Union de la gauche socialiste (1957), puis du Parti socialiste unifié (1960), il plaida dans de nombreux procès politiques, assurant notamment la défense du dirigeant du Mouvement national algérien, Messali Hadj, des mutins de Draguignan et des dirigeants de la Ligue communiste révolutionnaire. Professeur de 1968 à 1983, il enseigna également le droit de la construction à l'École spéciale d'architecture. Parallèlement à ses activités d'avocat, il s'investit, dès 1982, dans la défense des droits de l'Homme. Membre de la Commission consultative des droits de l'Homme auprès du ministre des Relations extérieures (1982-1993), il présida de 1984 à 1991, puis à titre honorifique, la Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen. Nommé expert auprès de la Fédération internationale des droits de l'Homme et membre de la Commission consultative nationale des droits de l'Homme, auprès du Premier ministre (1988-1993), il fit partie du Comité national pour la défense de la mémoire des persécutions racistes et antisémistes. Directeur de la revue Hommes et libertés (1984-1991) et auteur de nombreux articles sur le droit pénal et le droit de la construction, il collabora, au côté de Robert Badinter, à l'ouvrage Liberté, libertés (1976).