En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Chester Arthur Burnett, dit Howlin'Wolf

Chanteur et guitariste de blues américain (Aberdeen, Mississippi, 1910-Hines, Illinois, 1976).

Métayer au cœur du Delta, le jeune Chester Burnett (dit « Howlin'Wolf » car, voulant imiter le yodel de Jimmie Rodgers, il semblait hurler comme un loup) rencontre Charlie Patton et Tommy Johnson, qui l'initient à la guitare et qui resteront toujours ses principales influences. Il se produit les week-ends dans tous les juke-joints du Mississippi, se marie avec la sœur de Sonny Boy Williamson (Rice Miller), qui lui apprend à jouer aussi de l'harmonica. Après la guerre, Howlin'Wolf s'installe à Memphis, monte un orchestre électrique qui fait danser tout le ghetto de West Memphis et devient disc-jockey. Sam Phillips, fasciné par la puissance de ce bluesman, l'enregistre dans ses studios Sun. Les disques se vendent très bien dans le Sud et à Chicago, où, avec un contrat signé par les frères Chess, Howlin'Wolf s'installe en 1954. Il enregistre alors, sous la houlette de Willie Dixon, une des œuvres les plus consistantes du Chicago blues : rage de jouer, fougue disciplinée mais préservée, utilisation de matériel original/traditionnel irrésistible et orchestre d'une cohésion impressionnante, dominé par le guitariste Hubert Sumlin. Cela donne des morceaux comme Smokestack Lightning, Wang Dang Doodle, Little Red Rooster ou Killing Floor.

À partir de 1960, le blues brut de Howlin'Wolf ne rencontre plus les faveurs du public noir, mais celles des jeunes Blancs américains et britanniques. Wolf fait une tournée triomphale en Europe en 1964, accueilli par des Rolling Stones qui le présentent comme une de leurs principales influences. Il enregistrera alors uniquement pour ce nouveau public des albums inégaux, mais où sourd toujours la vitalité rugissante qui fait la force intemporelle de son blues.