Succédant à Étienne de Blois sur le trône d'Angleterre, il rétablit rapidement l'ordre et l'autorité monarchique et entreprend de donner une certaine unité à ses vastes domaines. Il réorganise l'administration anglo-normande et déploie une intense activité législative. Cette œuvre réformatrice heurte les privilèges des barons et de l'Église. S'appuyant sur les classes moyennes, il lutte contre l'opposition féodale et reprend l'Église en main. Un dramatique conflit l'oppose à l'archevêque de Canterbury, Thomas Becket, qui refuse d'approuver les constitutions de Clarendon (1164) ; le prélat est assassiné (1170) et le roi doit se soumettre à une pénitence publique. À l'extérieur, il lutte avec succès contre Louis VII et consolide son domaine français. Il tente de conquérir l'Irlande (1170) et oblige le roi d'Écosse Guillaume le Lion à lui prêter hommage (1173). La fin de sa vie sera assombrie par la révolte de ses fils Henri (1173 et 1183), Richard (1173 et 1188-1189) et Jean (1189).