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Jim Harrison

Écrivain américain (Grayling, Michigan, 1937-Patagonia, Arizona, 2016).

Jim Harrison est considéré comme l'un des plus importants écrivains des grands espaces. Né dans le Michigan, Harrison grandit dans un milieu rural au contact d'une nature qui marque toute son œuvre. À douze ans, il décide de devenir écrivain, considérant que cette profession propose une façon de vivre plutôt séduisante. Après des études à l'université du Michigan, il écrit ses premiers textes, largement inspirés de la vie de son père fermier, de l'origine scandinave de sa mère, de sa propre éducation.

Dans un but purement alimentaire, il part enseigner à Stony Brook (université de New York). L'expérience est de courte durée. Insatisfait, Harrison préfère retourner dans sa ferme du Michigan pour se consacrer à l'écriture. Il connaît ses premiers succès littéraires avec sa poésie, ouverte sur l'horizon, exaltation du Mississippi, de la route et des loups (Plain Song, 1965 ; Locations, 1968 ; Outlyer, 1969 ; Letter to Yesenin, 1973) et est lauréat du National Endowment for the Arts en 1969 (aide accordée par le gouvernement aux meilleurs artistes de l'année). Après Wolf : mémoires fictifs (Wolf : A False Memoir, 1971), il est salué par la critique pour Un bon jour pour mourir (A Good Day to Die, 1973). Mais c'est Légendes d'automne (Legends of the Fall, 1979), recueil de nouvelles sur le thème de la vengeance, qui lui apporte le succès public.

Reconnu comme l'un des écrivains les plus doués de sa génération, il est surnommé le cow-boy de l'écriture. Outre un essai, Entre chien et loup (Just Before Dark, 1990), il poursuit une œuvre romanesque à la verve flamboyante, cocasse et ironique, avec Sorcier (Warlock, 1981), conte ahurissant d'outrance et de drôlerie, Faux soleil (Sundog, 1984), Dalva (1988) ou la Femme aux lucioles (The Woman Lit by Fireflies, 1990), Nord Michigan (id.), Théorie et pratique des rivières (id.) et Julip (1994), recueil de nouvelles exaltant le grand paysage américain et la nature sauvage.

Fasciné par le cinéma, Jim Harrison tente aussi l'aventure du scénario (Cold Feet, 1989, réalisé par Robert Dornhelm ; Revenge, 1990, de Tony Scott ; Wolf, 1994, de Mike Nichols).

La Route du retour (The Road Home, 1998), reprend la destinée d'une famille esquissée dans Dalva, mêlant les genres épique, lyrique et dramatique pour former une vaste fresque, à la fois poétique et réaliste, truculente et nostalgique, depuis les guerres indiennes jusqu'à nos jours.

En 2003 est paru En marge, mémoire, autobiographie drôle et mélancolique, qui s'achève sur le départ d'Harrison pour le Montana, après soixante années passées dans le Michigan.

Derniers ouvrages parus : De Marquette à VeràCruz (2004, roman), L'été où il faillit mourir (2005, nouvelles), Retour en terre (2007, roman).