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Guillaume d'Auvergne

Prélat et théologien français (Aurillac vers 1180-Paris ? 1249).

Maître de théologie à l'Université de Paris (1223), il fut nommé évêque en 1228. Marqués par la pensée de saint Augustin, mais se démarquant de l'« augustinisme avicennisant », ses traités (Sur le premier principe, vers 1228 ; Sur l'âme, vers 1240) sont contemporains de la querelle de l'aristotélisme qui avait gagné la faculté de théologie et du bouleversement théorique qui l'accompagnait : Quelle est la cause efficiente de la pensée ? D'où vient l'intelligible nécessairement présent dans l'âme qui pense ? Pour Guillaume d'Auvergne, « l'âme, dans son rapport au sensible, est 'principium agens', lectrice, en tant qu'elle pense, d'un livre dont elle est elle-même l'auteur, et dont la vérité se passe en partie de l'illumination divine. » (Jean-Baptiste Brenet).

Il fut à l'origine de la condamnation, prononcée en 1241, contre la « théologie grecque » (Denys, Scot Erigène : « Que l'essence divine en soi n'est objet de vision ni pour l'homme ni pour l'ange »), au bénéfice des thèses « latines » (augustiniennes) de la connaissance immédiate de l'essence divine.