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Dian Fossey

Éthologiste et primatologue américaine (San Francisco 1932-Karisoke, Rwanda, 1985).

Pendant dix-sept ans, elle étudia le comportement social des gorilles de montagne, au Rwanda, et lutta pour leur protection.

Avant de partir pour l'Afrique, Dian Fossey travaillait comme spécialiste de thérapie rééducative aux États-Unis. Mais elle rêvait depuis son enfance de travailler sur le continent africain. En 1963, elle se rend pour la première fois au Rwanda pour voir les gorilles de montagne Gorilla beringei, une espèce distincte de gorille. Lors de ce safari, elle rencontre Louis Leakey, anthropologue renommé, qui, trois ans plus tard, la choisit pour faire une étude de terrain sur ces mêmes gorilles de montagne, dont le comportement est alors très mal connu. Pour effectuer ce travail, qu'elle accepte immédiatement, elle reçoit, tout comme Jane Goodall qui a commencé son projet sur les chimpanzés en 1960, des fonds d'un ami personnel de Louis Leakey, Leighton A. Wilkie, et bénéficie d'une bourse scientifique à long terme offerte par la National Geographic Society.

Elle travaille dans les montagnes des Virungas, toute seule et à deux heures de marche du village le plus proche. C'est dans le Parc national des volcans, que, petit à petit, elle crée le Centre de recherche de Karisoke. Elle se voue à l'observation des gorilles de montagne et elle réalise l'impossible : après de longues heures d'approche et d'observation, elle est enfin acceptée par ces géants doux et réussit des exploits inconnus jusque-là. Assise parmi eux, dans leur groupe familial, elle copie leur comportement et fait semblant de manger la végétation tout en émettant des grognements afin que les gorilles l'intègrent complètement dans leur groupe lors des activités quotidiennes. Les gorilles sont parfaitement à l'aise en sa compagnie, lui permettant de réunir des données scientifiques uniques et précieuses. Elle localise et observe plusieurs familles différentes et passe le plus clair de son temps à grimper dans la forêt pluvieuse à la végétation dense et épineuse qui couvre cette chaîne de volcans chevauchant le Rwanda, le Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo) et l'Ouganda et qui constitue l'unique région au monde où vit le gorille de montagne.

Après plusieurs années de recherche scientifique, Dian Fossey se consacre de plus en plus à la protection et à la sauvegarde de l'espèce et de son habitat. Cependant, son action lui vaut également beaucoup d'ennemis, car elle entre souvent en conflit avec les gens du pays, braconniers ou chasseurs, mais aussi paysans qui luttent durement pour obtenir suffisamment de nouvelles terres agricoles afin de combler leurs besoins croissants en nourriture.

C'est peut-être avec la mort de son « gorille bien-aimé » Digit, tué en 1977 par des braconniers, que Dian Fossey attire réellement l'attention du monde entier sur la lutte pour sauver les derniers gorilles de montage. À cette époque, elle décide de créer une association, le « Digit Fund ». Les dons versés sont utilisés pour aider et protéger l'espèce. Afin de rédiger un livre, elle rentre en 1980 aux États-Unis pour quelques années, et travaille comme professeur à l'université de Cornell, dans l'État de New York. Connue de par le monde à travers une multitude de publications et de reportages dans la presse écrite et télévisée, elle donne également de nombreuses conférences dans le cadre de la Fondation Leakey. En 1983, paraît son livre regroupant les données scientifiques réunies pendant ses années de recherche : Gorillas in the mist (Treize ans chez les gorilles, en français) devient immédiatement un ouvrage de référence pour la connaissance de ces primates. Le 27 décembre 1985, on la découvre assassinée à coups de machette sur son lieu de recherche, à Karisoke. Son assassin n'a jamais été retrouvé. Le Centre de recherche de Karisoke fonctionne encore aujourd'hui ; d'autres chercheurs y poursuivent son œuvre.