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Gerhard Ertl

Chimiste allemand (Bad Cannstadt, Bade-Wurtemberg, 1936).

Docteur en chimie physique de l’université de technologie de Munich (1965), professeur (aujourd’hui émérite) à l’Institut Fritz-Haber de la Max-Planck-Gesellschaft, à Berlin, il en a dirigé le département de chimie physique de 1986 à 2004.

Spécialiste de l’étude des réactions chimiques se déroulant à la surface de solides, il a été, dans les années 1960, l’un des premiers à discerner le potentiel que représentaient en ce domaine de nouvelles technologies développées dans l’industrie des semi-conducteurs, permettant de produire et de manipuler des matériaux sans contaminations perturbatrices. Il a progressivement élaboré une méthodologie en montrant comment la combinaison de différentes procédures expérimentales permet d’obtenir une image complète d’une réaction de surface.

Ses recherches ont porté notamment sur les mécanismes intervenant à l’échelle moléculaire lors de la réaction de synthèse de l’ammoniac du procédé Haber-Bosch, largement utilisé dans la fabrication des engrais azotés. Ce procédé permet d’obtenir de l’ammoniac en faisant réagir de l’azote, extrait de l’air, avec de l’hydrogène, en présence de fer comme catalyseur. G. Ertl a étudié la réaction étape par étape : il a, par exemple, observé dans une chambre à vide l’interaction entre les atomes d’azote et la surface solide du fer ; il a également eu recours à différentes méthodes de spectroscopie pour distinguer l’azote moléculaire et l’azote atomique. Il est ainsi parvenu à décrire en détail chaque étape du procédé. Il a de même élucidé les mécanismes d’autres réactions catalytiques, en visualisant grâce à la microscopie électronique certains phénomènes qui se produisent lors de ces réactions. Ses travaux sur la catalyse par le platine ont conduit à la mise au point des pots d’échappement catalytiques. Plus récemment, il a concentré ses recherches sur les réactions de l’hydrogène avec les surfaces métalliques. (Prix Nobel de chimie 2007.)