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Philippe Djian

Romancier français (Paris 1949).

On sait assez peu de choses de ce discret écrivain, qualifié « des années 1980 », dont le père était d'origine arménienne. Le public l'a découvert en 1986, avec l'adaptation cinématographique de son troisième roman, 37,2° le matin (1983) par Jean-Jacques Beineix. Le film est un triomphe, le livre suit. L'univers de Philippe Djian, dramatique et extrême, est centré sur des histoires belles et difficiles, des rapports complexes entre les êtres avec leur cortège de pulsions et d'incompréhensions.

Cet écrivain baroudeur n'est pas très apprécié d'une certaine critique qui lui reproche de prendre des libertés avec la langue française ou estime que ses romans donnent la troublante impression d'avoir été (plus ou moins bien) traduits de l'américain. Il s'en moque : pour lui, la langue est vivante et doit évoluer. Il s'emploie donc à la faire bouger, et un « malgré que » peut être infiniment plus significatif qu'un « bien que ». Son style est sec et brutal, ses dialogues durs, mais l'impression finale est celle de la vie.

Djian possède de nombreux fidèles qui ont déjà dévoré la vingtaine de romans de cet écrivain atypique, parmi lesquels Bleu comme l'enfer (1983), Zone érogène (1985), Crocodiles (1989), Lent dehors (1991), Sotos (1993), Assassins (1994), Criminels (1997), Sainte-Bob (1998) – les trois derniers formant une trilogie –, Ça c'est un baiser (2002), Frictions (2003), ou encore Impuretés (2005). Cet homme imaginatif, que l'on croit volontiers marginal, se plaît à se définir comme un homme « normal », marié depuis vingt ans à la mère de ses enfants.