En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Hubert Curien

Hubert Curien
Hubert Curien

Physicien français (Cornimont, Vosges, 1924-Loury, Loiret, 2005).

Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de sciences physiques, docteur ès sciences (1952), il est successivement assistant, maître de conférences puis professeur à la faculté des sciences de Paris, devenue université Paris VI, où se déroule toute sa carrière universitaire.

Ses recherches, consacrées à la cristallographie, à la physique des corps solides et à la minéralogie, portent notamment sur les mouvements des atomes dans les cristaux et leur étude au moyen de la diffusion des rayons X, la détermination des structures cristallines, les imperfections des cristaux, les effets de l'irradiation sur la matière cristallisée, les assemblages de cristaux et les échanges isotopiques dans les minéraux.

Directeur scientifique (1966-1969) puis directeur général du C.N.R.S. (1969-1973), il est ensuite nommé délégué général à la recherche scientifique et technique (1973-1976), avant d'être appelé à présider de nombreux organismes scientifiques parmi lesquels le Centre national d'études spatiales (1976-1984) et le Conseil de l'Agence spatiale européenne (1981-1984), où il joue un rôle décisif dans le développement de l'Europe spatiale (mise en œuvre du programme de lanceurs Ariane, élaboration d'une stratégie à long terme en matière scientifique, développement de programmes d'applications).

De 1984 à 1986, puis de 1988 à 1993, il est, sous des appellations diverses, ministre en charge de la Recherche et de la Technologie. Sa parfaite connaissance du monde scientifique et son exceptionnelle longévité au même poste ministériel lui permettent de conduire une véritable politique de la recherche, marquée notamment par le développement de la coopération internationale (en particulier européenne), l'aide à l'innovation, le décloisonnement entre la recherche universitaire et l'industrie, le développement des moyens attribués à la recherche biomédicale et l'incitation à la vulgarisation scientifique.

Élu à l'Académie des sciences en 1993, il en est le président de 2001 à 2003.