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Joe Cocker

Joe Cocker
Joe Cocker

Chanteur de rock, de soul et de variété américain (Sheffield, Yorkshire, 1944).

Authentique « working class hero » comme le rock les aime tant, Joe Cocker (et pas « couker » comme beaucoup de Français ont tendance à prononcer son nom) largue à seize ans son apprentissage de la plomberie pour monter, en 1961, son premier groupe, The Cavaliers, vite devenu Vance Harnold And The Avengers. Le jeune homme, fan de Ray Charles et d'Aretha Franklin, possède une voix noire qui ne va pas tarder à faire des merveilles. En 1965, au sein du Grease Band, il retrouve un ami d'enfance, le bassiste Chris Stainton, auquel son destin sera désormais lié, puis monte le Joe Cocker's Big Blues Band, dernier tour de chauffe avant le succès. En 1968, notre apprenti plombier triomphe enfin (après plusieurs 45 tours passés plus ou moins inaperçus) grâce à un premier album aujourd'hui légendaire où on retrouve le gratin des rockers anglais de l'époque (Jimmy Page de Led Zeppelin, Keith Moon des Who, Steve Winwood, etc.).

Une voix exceptionnelle. Sa reprise complètement hallucinée d'une chanson des Beatles, With A Little Help From My Friends, où la richesse de sa voix rauque et éraillée prend toute son ampleur, devient vite un énorme tube. En 1969, Joe Cocker est immortalisé, avec ce même titre, par sa spectaculaire prestation au Festival de Woodstock. Le monde entier découvre alors un héros hirsute et titubant, mimant avec ses mains une ligne de basse imaginaire (en fait le premier instrument qu'il a appris) s'abandonnant corps et âme. Fort de ce succès, Joe Cocker s'embarque l'année suivante dans une longue, et aujourd'hui légendaire, tournée américaine avec un groupe formé pour l'occasion, Mad Dogs And Englishmen, où on retrouve, entre autres, le pianiste fou Leon Russell (un film et un double album seront réalisés durant cette mémorable épopée). Abruti et passablement bouffi par l'alcool, rongé par la drogue, ce chanteur exceptionnel transformé en zombie (il arrive systématiquement en retard à tous ses concerts, lorsqu'il ne les annule pas) traverse alors un long désert tout juste éclairé de quelques albums (Stingray en 1976, Luxury You Can Afford en 1978), où il excelle dans l'art de la reprise. Il faudra attendre 1982, et le fameux Sheffield Steel, pour que Joe Cocker, encadré par la célèbre rythmique reggae de Sly Dunbar et Robbie Shakespeare, fasse un spectaculaire come-back sous la houlette de Chris Blackwell, le patron du label Island. À la fin de la même année, un troublant duo avec Jennifer Warnes (Up Where We Belong, B.O. du film Officier et gentleman) confirme ce grand retour que sa version de la chanson de Randy Newman, You Can have Your Hat On, rythmant un strip-tease de Kim Basinger dans le film 9 semaines et demi, va amplifier. Sobre, en pleine forme, Joe Cocker va alors entamer une nouvelle carrière ponctuée d'albums à succès (Civilized Man en 1984, Unchain My Heart en 1987, One Night Of Sin en 1989, Night Calls, en 1991 …), où il alterne avec le même bonheur les reprises de classiques du rhythm and blues et les compositions originales que lui composent les meilleurs artistes du moment (comme Bryan Adams avec When The Night Comes). En 1996, Organic, album de reprises en acoustique de ballades de Dylan ou de Stevie Wonder, le montre apaisé.