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Helen Clark

Femme politique néo-zélandaise (Hamilton 1950).

Diplômée de science politique, militante pacifiste contre la guerre du Viêt Nam et les expérimentations nucléaires dans le Pacifique, elle rejoint très tôt le parti travailliste et devient l'une des quatre premières femmes néo-zélandaises à entrer à l'Assemblée en 1981. Elle occupe des fonctions ministérielles de 1987 à 1990 dans les cabinets Lange, Palmer et Moore. Puis, en 1993, à l'issue d'une lutte interne fratricide, elle prend les rênes d'un parti repassé dans l'opposition. À l'issue des élections générales de 1999, elle devient Premier ministre ; succèdant à la conservatrice Jenny Shipley, elle est la deuxième femme à diriger le pays et la première femme élue à ce titre. Elle est reconduite à la tête de l'exécutif à deux reprises, en 2002 et 2005, non toutefois sans devoir à nouveau compter sur l'appui des petites formations et composer des gouvernements de coalition. En charge également du portefeuille des Arts, de la Culture et du Patrimoine, elle mène alors une politique pragmatique mais aussi résolument progressiste, notamment en matière sociale (relèvements successifs du salaire minimum, instauration du congé parental) et de mœurs (institution de l'union civile, dépénalisation de la prostitution). En outre, au risque de distendre les liens avec l'ancienne métropole ou les États-Unis, elle ne cache ni son républicanisme (création d'une Cour suprême néo-zélandaise, abolition des titres de chevalier et d'avocat de la reine) ni sa ferme opposition à la guerre en Iraq (2003). Dans le même temps, elle poursuit une politique de libéralisation (baisse des impôts, promotion du libre échange, en particulier avec les partenaires asiatiques, dont la Chine), tout en investissant dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Les succès économiques (croissance continue, chômage tombé à un niveau historiquement bas, excédents budgétaires) ne viennent cependant pas à bout des disparités sociales et notamment de la pauvreté maorie. Alors que la conjoncture internationale s'inverse et que le pays entre en récession, elle échoue à obtenir un quatrième mandat aux élections générales d'octobre 2008. Peu après son départ de l'exécutif et de la tête du parti travailliste, cette ardente avocate de la défense de l'environnement et de l'aide internationale est élue à l'unanimité par l'Assemblée générale de l'O.N.U. administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.).