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Lazare Hippolyte Carnot

Homme politique français (Saint-Omer 1801-Paris 1888) .

Républicain comme son père Lazare, dont il est le second fils, il renonce au barreau pour ne pas prêter serment aux Bourbons. Adepte du saint-simonisme, il écrit des articles dans le Producteur. En 1830, il fait le coup de feu sur les barricades de Juillet (→ révolution de Juillet), mais rompt avec Enfantin ; il siège au centre gauche comme député de 1839 à 1848.

En 1848, il est ministre de l'Instruction publique pendant quelques mois. Pour fonder solidement la République, il veut instruire le citoyen. Héritier des idées de son père, il établit un projet d'éducation gratuite et obligatoire et, à la veille des élections de 1848, donne mission aux instituteurs d'éclairer le peuple des campagnes : les paysans, dit-il, doivent siéger à la Chambre et y défendre eux-mêmes leurs intérêts. Blâmé pour ses idées avancées par la droite cléricale qui fera passer la loi Falloux, Carnot doit se retirer. Il laissait dans ses dossiers des projets d'écoles maternelles, de lycées de jeunes filles et surtout d'une École d'administration, pépinière de fonctionnaires républicains.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, auquel il tente de s'opposer, il est élu au Corps législatif en 1852, puis en 1857, mais il refuse de siéger pour ne pas prêter serment de fidélité à l'empereur. Élu une troisième fois en 1864, il défend les idées libérales au Corps législatif : un service militaire universel qui rapprocherait l'armée de la nation. Maire du VIIIe arrondissement pendant le siège de Paris, il s'oppose ensuite à l'Ordre moral et devient sénateur en 1875.

Pour en savoir plus, voir l'article monarchie de Juillet.