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James Francis Cagney

Acteur américain (New York 1899-Stanfordville, New York, 1986).

Bien qu'il ait été le stéréotype de la petite brute maltraitant les femmes et qu'il ait interprété essentiellement des personnages durs et violents, James Cagney, dont la carrière fut indissociable de la Warner Bros, fut l'une des vedettes les plus populaires du cinéma américain.

Tonitruant, éclatant à l'écran, il fut, dans sa vie privée, très discret, préférant la vie tranquille à la campagne au tumulte des grandes villes. N'appréciant guère le milieu hollywoodien après chaque film, l'acteur regagnait sa ferme de la côte Est.

Fils d'immigrants irlandais, James Cagney grandit dans les bas quartiers de New York dans un quotidien fait de combats de rue, de querelles interminables. À quinze ans, après l'école, il est garçon de courses, plus tard manutentionnaire dans un grand magasin puis groom et employé sur un bateau-mouche.

En 1920, il entre dans une troupe de théâtre comme « Chorus Boy ». S'il apprend « sur le tas », son don naturel pour la danse lui permet de s'imposer facilement. En 1925, il remplace Cary Grant dans un spectacle de music-hall puis ouvre une école de danse à New York. Sur la proposition de l'acteur Al Johnson, il gagne Hollywood pour tourner une version cinématographique de Penny Arcade : Sinner's Holiday (1930) est son premier film.

Remarqué par la Warner Bros, il joue le premier film de gangsters de la compagnie (Doorway to Hell, Au seuil de l'enfer, 1930). Son rôle secondaire est un prélude à la personnification d'un « dur » aux manières effrontées, au ton tranchant, à l'accent new-yorkais et au sourire séduisant.

En 1931, il joue le rôle de Tom Powers, cynique et violent dans l'Ennemi public de William Wellman, considéré comme le plus célèbre film de gangsters. Il se hisse au deuxième rang des gangsters chez Warner, juste au-dessous d'Edward G. Robinson. Il tourne une série de mélodrames à petits budgets, avec des rôles de voyou, d'escroc, ou de héros dur et cynique face aux gangsters. Blonde Crazy (1931), Taxi (1932), The Crown Roars (La foule hurle, 1932). Insatisfait, il réclame et obtient de la Warner des scénarios de meilleure qualité. Il est un brasseur d'affaires dans Hard to Handle (l'Affaire se complique, 1933), un producteur de théâtre dans Footlight Parade (Prologue, 1933).

Avec Here Comes the Navy (1934), commence le premier des neuf films que Cagney allait tourner avec le comédien Pat O'Brien. Deux sont restés célèbres : Ceiling Zero (Brumes, 1936) d'Howard Hawks et Angels With Dirty Faces (les Anges aux figures sales, 1938) de Michael Curtiz. Contestataire, en lutte pour faire respecter ses droits face aux patrons des studios hollywoodiens, il entre dans la Screen Actors Guild, représentation syndicale des comédiens, dès sa création en 1934. Malgré ses démêlés et des querelles régulières, il poursuit sa carrière avec la Warner : The Oklahoma Kid (Terreur à l'Ouest, 1939), avec Humphrey Bogart, The Strawberry Blonde (1941), où il joue un inoubliable dentiste épris de Rita Hayworth. Derrière Louis B. Mayer, il occupe alors le deuxième rang dans l'échelle des salaires aux États-Unis. Attaqué pour ses prétendues tendances communistes, il réplique par la Parade de la gloire, film patriotique, dansant et chantant, qui lui vaudra un Oscar.

Avec son frère William, il tente l'aventure de l'indépendance : Johnny Come Lately (Johnny le vagabond, 1944), Blood on the Sun (Du sang dans le soleil, 1946). Puis il revient à la Warner pour jouer le rôle d'un psychopathe dans White Heat (l'Enfer est à lui, 1949) considéré comme son dernier bon film avant de s'enliser dans une série de qualité très inégale dont on peut tout de même retenir These Wilder Years (les Années sauvages, 1956) aux côtés de Barbara Stanwyck et Man of a Thousand Faces (l'Homme aux mille visages, 1957).

En 1957, il dirige lui-même un banal remake de Tueur à gages, Short Cut to Hell (À deux pas de l'enfer). Il jette le dernier feu d'une carrière éclatante dans One Two Three (Un, deux, trois, 1961) de Billy Wilder, avant de prendre sa retraite qu'il interrompt seulement pour une brève apparition dans Ragtime de Milos Forman en 1981.