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Auguste Burdeau

Philosophe et homme politique français (Lyon 1851-Paris 1894).

Orphelin, Auguste fut contraint dès l'âge de dix ans de travailler comme apprenti dans un atelier de tissage de la soie. Ses brillantes capacités intellectuelles lui permirent d'obtenir une bourse et de poursuivre ses études comme interne au lycée de Lyon, puis au collège Sainte-Barbe à Paris. Reçu au concours de l'École normale supérieure en 1870, il s'engagea presque aussitôt pour combattre contre la Prusse ; blessé, fait prisonnier, il s'évada du camp de Lechfeld, aventure dont il publia le récit en 1895 : Une évasion (souvenirs de 1871). À vingt ans, il reçut la Légion d'honneur. À sa sortie de l'École normale, il fut reçu à l'agrégation de philosophie (1874) et nommé professeur au lycée de Nancy. Maurice Barrès, qui y fut son élève de 1877 à 1880, se souvint de lui, vingt ans plus tard, et le fit apparaître dans lesDéracinéssous les traits de Paul Bouteiller. Burdeau traduisit en français plusieurs ouvrages de Spencer et Le Monde comme volonté et comme représentation et Le fondement de la morale de F. Schopenhauer ; il fonda le « Bulletin de Correspondance Universitaire ».

Nommé au lycée Louis-le-Grand à Paris, puis au Conseil supérieur de l'Instruction publique, il fut remarqué par Gambetta et devint chef de cabinet de Paul Bert, ministre de l'Instruction publique. Élu député du Rhône en 1885, il fut rapporteur du budget de l'Instruction publique, puis chargé d'un rapport sur l'Algérie, qu'il visita pour se rendre compte des réalités locales (son nom fut donné à l'ancienne commune de Burdeau, département d'Alger, créée en 1904 ; aujourd'hui Mahdia, willaya de Tiaret), mais déclina le poste de gouverneur général qu'on lui proposait. Après le succès, en 1890, de l'expédition du Dahomey, il fut nommé ministre de la Marine et des Colonies en 1892, ministre des Finances en 1893, et enfin président de la Chambre des députés du 5 juillet au 12 décembre 1894 (date de son décès).