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Alfredo Bryce Echenique

Romancier et novelliste péruvien (Lima 1939).

C'est un premier roman, Julius (Un mundo para Julius, 1970), une évocation autant amusée que critique de la haute société liménienne, qui révèle Bryce Echenique au grand public. Considéré lors de sa parution comme le meilleur roman péruvien de tous les temps, il est remarquable par la spontanéité du trait narratif, ainsi que par le travail sur la langue privilégiant l'oralité : Bryce Echenique est un grand conteur d'histoires. Mais derrière le réalisme burlesque se dissimulent la nostalgie de l'enfance, de la jeunesse perdue et de l'amour toujours fuyant, du désordre de l'émotion et des sentiments, qui situent l'œuvre de Bryce Echenique dans la littérature d'éducation, mettant en scène des enfants, des adolescents, des adultes refusant de grandir devant l'ennui que suscite le monde réel.

Exilé volontaire à Paris, puis en Espagne, Bryce Echenique transplante en Europe ses héros péruviens désabusés, de jeunes mondains dilletantes aux ambitions littéraires déçues, mis en scène dans un diptyque intitulé Cahiers de navigation dans un fauteuil Voltaire : La Vie exagérée de Martín Romaña (La vida exagerada de Martín Romaña, 1981) et L'homme qui parlait d'Octavia de Cadix (El hombre que hablaba de Octavia de Cádiz, 1985)

Si l'écriture de Bryce Echenique ne s'appuyait pas sur l'oralité, on pourrait dire d'elle qu'elle est proustienne : réminiscence, puis transposition, digression sur la manière dont le monde nous apparaît.