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Masud Barzani

Homme politique kurde (Mahabad 1946).

1. À la tête du parti démocratique kurde (PDK)

Fils de Mulla Mustafa Barzani, héros du nationalisme kurde, il milite avec son frère Idris au sein du parti démocratique kurde (PDK) d'Iraq dès le début des années 1960. À la mort de son père (1979), il s'efforce, avec Sami Abdel Rahman, ancien membre éminent du bureau politique du parti, de remettre la formation sur pied. Le PDK est réorganisé et Masud en devient président, mais il doit désormais partager le terrain politique avec l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) fondée en 1975 par Djalal Talabani.

Après l'avènement de la République islamique d'Iran, M. Barzani joue la carte de l'alliance avec l'ayatollah Khomeiny, tout en tentant de garder sa liberté d'action, et engage son parti aux côtés de l'Iran lors du conflit Iran-Iraq (1980-1988). Après la guerre du Golfe (1990-1991), taisant leurs luttes d'influence face au régime de Bagdad, les deux formations négocient avec le pouvoir irakien un statut d'autonomie pour les Kurdes.

Mais en 1994, la lutte fratricide entre le PDK, dominant au nord de la zone autonome, et l'UPK, contrôlant le Sud, se radicalise. En 1996, M. Barzani fait appel au régime baassiste de Saddam Husayn pour venir à bout du frère ennemi et chasser l'UPK d'Erbil, « capitale » du Kurdistan.

Réconciliés en 1998 sous l'égide des États-Unis, les deux dirigeants scellent leur nouvelle entente en octobre 2002 puis annoncent, en février 2005, la réunification officielle du Kurdistan.

2. La présidence du Kurdistan autonome

Conformément à l'accord électoral conclu en 2004 entre leurs deux formations, M. Barzani est élu par l’Assemblée nationale du Kurdistan à la présidence de la région autonome du Kurdistan en juin 2005, poste auquel il est réélu, pour la première fois au suffrage universel, en juillet 2009, tandis que son neveu, Nechirvan Barzani, est investi comme Premier ministre en 2006-2009 puis de nouveau en mars 2012 et, à la direction d’un gouvernement d’union nationale, en juin 2014. À la tête du gouvernement de ce territoire, tous deux s'efforcent d'en relancer l’économie avec l’appui des États-Unis, mais également en tâchant de normaliser les relations avec la Turquie et l’Iran, qui avaient vu avec méfiance la création de la région autonome.

Ses rapports avec le gouvernement central irakien oscillent entre le soutien – fort du rôle d’arbitre que les Kurdes peuvent jouer au sein du Parlement irakien en 2003-2008 – et l’opposition voire l’affrontement, notamment sur les questions territoriales – statut de Kirkuk et de certaines villes des provinces contestées de Diyala et Ninive – et de partage des revenus pétroliers.

Pour en savoir plus, voir l'article Kurdes.