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Ryan Adams

Compositeur, guitariste et chanteur de rock américain (Jacksonville, Caroline du Nord, 1974).

C'est l'enfant terrible du rock U.S., aussi connu pour ses frasques, ses humeurs de gamin capricieux, que pour sa versatilité créative et sa façon bien à lui de transformer la moindre ritournelle en or massif. Lorsque sortit Strangers Almanac (1997), le second album de son groupe Whiskeytown, mais le premier à être réalisé avec des moyens conséquents, la presse s'enflamma et l'on parla notamment du « Nevermind de la néo-country ». Adoubé par les plus grands, dont Bob Dylan, pourtant généralement sur la réserve ces dernières années, Ryan Adams est déjà très prolifique : un dernier album (Pneumonia, qui paraîtra bien après la dissolution du groupe, en 2001) pour le groupe est composé peu après, ainsi que la plupart des chansons qui figureront sur son premier album solo, Heartbreaker.

Du punk à la country. À l'instar d'un Jeff Tweedy (Uncle Tupelo, puis Wilco), Ryan Adams est un punk reconverti à la country, ce qui ne l'empêche pas de conserver une attitude digne d'un descendant des Sex Pistols et de toujours jouer dans des projets parallèles bruitistes de façon plus ou moins anonyme, notamment The Pink Hearts et The Fucking Virgins, un « all-star project » monté avec Evan Dando, James Iha et Melissa Auf Der Maur. Avant Whiskeytown, il jouait de la guitare (fort et mal, de son propre aveu) dans un combo, The Patty Duke Syndrome, qu'il décrira plus tard comme « arty noise punk » et dont la principale influence était Hüsker Dü. C'est le guitariste Phil Wandscher, aujourd'hui avec Jesse Sykes, qui l'initie aux grandes voies de la country.

Quand paraît Heartbreaker, en 2000, c'est l'électrochoc ! Textes ciselés, mélodies cristallines, voix déchirante, Ryan Adams est le chaînon manquant entre Gram Parsons et Kurt Cobain. C'est un disque de rupture, tant sentimentale que géographique. Installé à New York pour en terminer l'écriture, c'est finalement en quittant la Grosse Pomme que le compositeur trouve l'inspiration, comme il l'explique : « Les sentiments que m'inspirait New York et ce que j'ai traversé dans ma vie à ce moment-là, tout cela s'est manifesté dans ce qui a finalement pris la tournure d'un disque à l'ancienne ». C'est à Nashville qu'il accouche finalement de cette perle brute et noire de folk matiné de rock & roll. Plusieurs musiciens y participent, dont les chanteuses Emmylou Harris, Gillian Welch et Kim Richey.

Pour défendre son disque, Ryan Adams tourne beaucoup, écrit sans cesse sur la route, proposant souvant sur scène le soir une nouvelle chanson composée l'après-midi même ! Peu après, il est signé par Lost Highway, label d'Universal qui, à l'évidence, ne sait pas trop quoi faire de cet incroyable talent d'écriture, toujours doublé d'une personnalité arrogante et ingérable. Entre déclarations fracassantes, concerts souvent inégaux et parfois bâclés et autres altercations avec d'autres artistes, sont publiés coup sur coup deux autres albums (Gold en 2001, Demolition en 2002) ainsi qu'un double EP (quinze morceaux en tout), Love Is Hell, en 2003. Curieusement en deçà de nombreuses chansons entendues sur scène, mais jamais enregistrées ou publiées, ces disques n'apportent rien. Bien au contraire, s'ils mettent en évidence une certaine facilité d'écriture, ils se concentrent sur un rock passe-partout, métronomique mais rapidement ennuyeux, à l'exception d'une poignée de chansons, trop peu pour entretenir les flammes de l'étincelant Heartbreaker, à ce jour son meilleur effort